<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>M&#xe9;moires d&apos;un apathique</title><link>http://memapa.canalblog.com/</link><description>C&apos;est hyper cool et c&apos;est vachement bien !</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 16 Nov 2009 09:34:04 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Le dictaphone</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/10/06/15328057.html</link><category>Ma vie qu&apos;elle n&apos;existe pas vraiment</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/10/06/15328057.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15328057/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/10/06/15328057.html</guid><description>&lt;p&gt;Le dictaphone, c&apos;est autre chose. Je l&apos;&#xe9;coute en me disant qu&apos;elle est tout et que je ne suis rien, possible que j&apos;en sois amoureux, mais quand j&apos;entends cette voix, sur cette cassette, pas quand je suis avec elle , en vrai, en face &#xe0; face. Amoureux, pas tant de la voix, que de la personne que j&apos;extrapole &#xe0; partir de cette voix, personne qui n&apos;a pas grand chose &#xe0; voir celle qui se tient devant moi, debout ou assise, que j&apos;&#xe9;coute et &#xe0; qui je r&#xe9;ponds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cassette dit : &lt;em&gt;Souvent je r&#xea;ve que je vole, pr&#xe8;s des falaises, nue, effrayant les go&#xe9;lands, sans agiter les bras, parce que je sais voler, sans gestes, mieux que n&apos;importe quel oiseau. L&apos;air me rentre par la bouche et ressort par ma chatte avec un chuintement ... Non pas un chuintement ... c&apos;est trop prout-prout (rire) ... Ca fait &lt;/em&gt;schllll&lt;em&gt; quand il ressort, une sorte de pet l&#xe9;ger. Bref, quand il ressort, il colore tout en rouge, comme une photo vir&#xe9;e, puis &#xe7;a passe en moins d&apos;une minute et j&apos;en profite pour remettre &#xe7;a. J&apos;aime bien le monde en rouge.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment voulez-vous que je reste calme en entendant cela ? J&apos;ai vraiment du mal &#xe0; comprendre que ce sont les m&#xea;mes l&#xe8;vres qui ont articul&#xe9; ces paroles. Les m&#xea;mes l&#xe8;vres que celles de cette fille timide, qui ne pose pas un mot plus haut que l&apos;autre, que j&apos;essaie d&apos;explorer par del&#xe0; son visage et ses apparences si lisses et si tranquilles. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cassette dit : &lt;em&gt;Les filles doivent &#xea;tre gentilles, tout pardonner, voire s&apos;excuser. M&#xea;me si objectivement on se fait tringler par un gros con qui s&apos;imagine faire des pompes au Gymnase-Club ; certaines vont jusqu&apos;&#xe0; lui faire croire, au gros con, que c&apos;est trop bon et en rajoutent dans les&lt;/em&gt; ah oh, ah oh&lt;em&gt;. A faire comme &#xe7;a, elles finiront par &#xe9;pouser un gros con et auront plein de petits gros cons. C&apos;est merveilleux. Moi, quand je m&apos;emmerde trop, je contracte mes muscles, mes muscles &lt;/em&gt;intimes&lt;em&gt; (rire) et je l&apos;&#xe9;jecte aussi sec. Parfois, j&apos;y vais tellement fort que la capote reste en moi tandis que le gros con, suivi de sa bite &#xe0; nu se retrouvent comme des glands, les genoux enfonc&#xe9;s dans le lit. Dans tous les cas, j&apos;&#xe9;clate de rire, parce que c&apos;est trop dr&#xf4;le de les voir comme &#xe7;a. Ils sont furieux en g&#xe9;n&#xe9;ral ; mais ils peuvent bien &#xea;tre furieux, rien &#xe0; battre. Y&apos;en a m&#xea;me qui font comme si de rien n&apos;&#xe9;tait et essaient de se faufiler encore entre mes cuisses. J&apos;aime autant te dire que je les vire &#xe0; coup de pieds du matelas.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 06 Oct 2009 12:55:00 GMT</pubDate></item><item><title>Suicides</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/29/15255763.html</link><category>Pens&#xe9;es avec la t&#xea;te</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/29/15255763.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15255763/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/29/15255763.html</guid><description>&lt;p&gt;Je suis comme tout le monde : quand des employ&#xe9;s se suicident &#xe0; France-T&#xe9;l&#xe9;com, je pense que le PDG de FT est un gros encul&#xe9;. &lt;br /&gt;Puis, au bout d&apos;un moment, je finis par me dire qu&apos;il s&apos;agit d&apos;un gimmick m&#xe9;diatique. Tout le monde en parle, jusqu&apos;&#xe0; plus soif. De l&#xe0; &#xe0; en d&#xe9;duire que le champ journalistique continue avec ses habitudes moutonni&#xe8;res, il n&apos;y a qu&apos;un pas. Du tout,&amp;nbsp; du tout, va-t-on me r&#xe9;torquer, il s&apos;agit d&apos;un grave ph&#xe9;nom&#xe8;ne de soci&#xe9;t&#xe9;. Ce qui n&apos;invalide pas ce que je disais une ligne plus haut : par d&#xe9;finition, un sujet ne devient &#xab; de soci&#xe9;t&#xe9; &#xbb; que lorsqu&apos;il est m&#xe9;diatis&#xe9;. Avant, il n&apos;y a tout simplement pas de sujet. Evidemment, on va me reprocher de faire de l&apos;ironie sur un th&#xe8;me aussi grave. Le suicide, c&apos;est s&#xe9;rieux, m&#xea;me si le nombre de vieux qui se flinguent chaque ann&#xe9;e est bien plus &#xe9;lev&#xe9; que dans le cadre du travail. Mais le terrorisme intellectuel par l&apos;affect a de beaux jours devant lui.&lt;br /&gt;Et puis, il y a des choses qui me troublent : d&#xe9;j&#xe0; pourquoi FT ? Je veux dire, pourquoi une telle vague de suicides chez FT, alors qu&apos;il y a 5-10 ans, FT (m&#xea;me apr&#xe8;s sa privatisation) &#xe9;tait notoirement connu pour &#xea;tre une planque. Le climat aurait chang&#xe9; &#xe0; ce point ? D&apos;ailleurs y&apos;a-t-il m&#xea;me une vague ? Quel est le nombre de suicid&#xe9;s dans les autres entreprises similaires, les m&#xe9;ga-boites de 100000 personnes ? Et si l&apos;on prend une boite de 1000 personnes, 2 morts suffiraient &#xe0; cr&#xe9;er un ratio de suicides bien plus &#xe9;lev&#xe9; qu&apos;&#xe0; FT. Bref, l&apos;info dont j&apos;aurais besoin est la suivante : toutes choses &#xe9;gales par ailleurs, quelles sont les soci&#xe9;t&#xe9;s les plus suicidog&#xe8;nes ? Quel est le rang de FT dans cette sinistre comptabilit&#xe9; ? Et accessoirement, s&apos;il s&apos;av&#xe8;re que FT n&apos;est pas dans le peloton de t&#xea;te, pourquoi se focaliser sur FT ? &lt;br /&gt;Ensuite, il y a le probl&#xe8;me de la d&#xe9;magogie et de la paresse intellectuelle : tout mettre sur le dos de Didier Lombard (PDG de FT) est totalement ridicule. Non pas parce qu&apos;il pourrait se d&#xe9;fausser en clamant qu&apos;il n&apos;est qu&apos;un prisonnier de ses actionnaires. C&apos;est exactement l&apos;inverse en fait. Depuis l&apos;&#xe9;mergence de la souffrance au travail comme th&#xe8;me m&#xe9;diatique populaire, on n&apos;a cess&#xe9; de nous pr&#xe9;senter les malheureux salari&#xe9;s comme des victimes d&apos;un syst&#xe8;me cannibale, en oubliant que le statut de victime n&apos;entraine pas l&apos;absolution. Or on peut tr&#xe8;s bien avoir &#xe9;t&#xe9; un petit cadre visqueux qui a trait&#xe9; ses subalternes comme de la merde avant de tomber soi-m&#xea;me dans la machine &#xe0; broyer. C&apos;est de responsabilit&#xe9; individuelle dont je veux parler ici : la souffrance au travail en tant que syst&#xe8;me n&apos;est possible que si toute une hi&#xe9;rarchie est mise en place avec chaque &#xe9;chelon qui l&#xe8;che les culs du niveau d&apos;au-dessus et&amp;nbsp; qui fout des coups de pieds &#xe0; celui d&apos;en-dessous. Hi&#xe9;rarchie qui pr&#xf4;ne l&apos;irresponsabilit&#xe9; et le chacun pour soi jusqu&apos;au moment o&#xf9; l&apos;on en est soi-m&#xea;me victime. &#xab; Il n&apos;y a pas de m&#xe9;chant syst&#xe8;me, il n&apos;y a qu&apos;une somme d&apos;individuelles l&#xe2;chet&#xe9;s &#xbb; comme le dit si bien Vaquette. Et &#xe0; chaque niveau, l&apos;on se retranche derri&#xe8;re les deux excuses du SS moyen : &lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Je n&apos;ai fait qu&apos;ob&#xe9;ir aux ordres&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Si je ne l&apos;avais pas fait, quelqu&apos;un d&apos;autre l&apos;aurait fait (et moins bien, cerise sur le g&#xe2;teau de la fausse conscience)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Et dans le cas des suicides &#xe0; FT, les choses sont bien claires : ce que les suicid&#xe9;s mettent particuli&#xe8;rement en cause, ce sont les entretiens humiliants avec le sup&#xe9;rieur hi&#xe9;rarchique, le d&#xe9;ni de toute humanit&#xe9;, en d&apos;autres termes les agissements au jour le jour du petit chef. Lequel &#xe0; chaque &#xe9;chelon peut se retrancher derri&#xe8;re les deux excuses pr&#xe9;cit&#xe9;es, jusqu&apos;&#xe0; Didier Lombard qui peut se poser en victime des march&#xe9;s internationaux, de la globalisation ou de ses actionnaires - sans compter que ni Lombard, ni le DRH groupe n&apos;ont jamais fait passer d&apos;entretiens humiliants &#xe0; qui que ce soit - ou quasiment. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#xe8;me point, j&apos;ai &#xe9;t&#xe9; frapp&#xe9; de constater que les suicid&#xe9;s &#xe9;taient des gens relativement &#xe2;g&#xe9;s et qui, selon leurs propres dires ou ceux de leurs coll&#xe8;gues de travail, s&apos;investissaient beaucoup dans leur entreprise. Trop, pourrait-on penser. Cela fait 10 bonnes ann&#xe9;es que le statut d&apos;employ&#xe9;-kleenex s&apos;est impos&#xe9; ; &#xe9;tait-il bien raisonnable de continuer &#xe0; s&apos;investir ? Corrolairement, quid des g&#xe9;n&#xe9;rations plus jeunes, soit-disant cyniques, feignantes et ne croyant plus en rien ? Quel est le taux de suicides parmi ces mauvais sujets ? Le refus de la valeur travail ne serait-il pas le meilleur rempart contre le suicide ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derni&#xe8;re &#xe9;l&#xe9;ment, le plus scabreux, mais comme pour le reste, je n&apos;ai pas le moindre commencement d&apos;information dessus. Il m&apos;a sembl&#xe9; (je dis bien : &lt;em&gt;il m&apos;a sembl&#xe9;&lt;/em&gt;) que les dits suicid&#xe9;s appartenaient plut&#xf4;t &#xe0; l&apos;encadrement (au sens large) qu&apos;aux toutes petites mains. Et m&apos;est venu un horrible soup&#xe7;on : se pourrait-il que le suicide au travail soit devenu un ph&#xe9;nom&#xe8;ne de soci&#xe9;t&#xe9; parce qu&apos;il commence &#xe0; toucher les agents de ma&#xee;trise, voire les cadres ? Le scandale viendrait-il de ce que les plus bas salaires ne seraient plus en premi&#xe8;re ligne ? Il en irait de m&#xea;me que pour le ch&#xf4;mage : ph&#xe9;nom&#xe8;ne normal lorsqu&apos;il touche les prolos, il deviendrait dramatique et digne d&apos;&#xea;tre m&#xe9;diatis&#xe9; (en particulier par les news-magazines) lorsqu&apos;il touche les cadres ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;ai l&apos;air d&apos;&#xea;tre cynique, de ne pas verser ma larme pour les morts, mais je constate simplement que comme d&apos;habitude, on n&apos;a aucune info pertinente sur rien, qu&apos;aucun travail d&apos;investigation ou d&apos;analyse n&apos;a &#xe9;t&#xe9; entam&#xe9; et que par cons&#xe9;quent, aucun d&#xe9;bat de fond ne sera pos&#xe9;, d&apos;autant que la seule valeur sur laquelle nos d&#xe9;cideurs de tous poils tombent d&apos;accord, c&apos;est : &lt;em&gt;touche pas au grisbi&lt;/em&gt;. Alors quand les media auront fini de se polariser sur les suicid&#xe9;s de FT, sur le mode de la putasserie larmoyante (fa&#xe7;on Lady Di), quand on r&#xe9;pondra au pigiste &lt;em&gt;Non Coco, faut qu&apos;on arr&#xea;te avec &#xe7;a, &#xe7;a int&#xe9;resse plus personne, le public faut le faire r&#xea;ver, &#xea;tre PO-SI-TIF&lt;/em&gt;, les structures de la souffrance resteront inchang&#xe9;es, le n+1 continuera d&apos;humilier le n, &lt;em&gt;n&apos;appliquant que les directives&lt;/em&gt; de son propre n+1, &#xe0; moins que les jeunes g&#xe9;n&#xe9;rations de branleurs qui ne croient en rien refusent purement et simplement de s&apos;investir dans des entreprises qui les consid&#xe8;rent avec moins de respect que les photocopieuses ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 29 Sep 2009 21:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>Escape from Picard-Land</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/28/15239298.html</link><category>La vie des b&#xea;tes</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/28/15239298.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15239298/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/28/15239298.html</guid><description>&lt;p&gt;(Un peu de v&#xe9;cu pour changer) &lt;br /&gt;Ayant laiss&#xe9; le monstre aux grand-parents d&apos;Amiens, nous sommes partis en amoureux dans une &#xe9;norme bagnole de papys pour tenter de nous replonger dans cette d&#xe9;licieuse sensation - presque oubli&#xe9;e - de couple insouciant et libre de toutes attaches. Cap pour l&apos;aventure, le d&#xe9;paysement et les bouts du monde bord&#xe9;s de mers infinies, en l&apos;occurence la baie de Somme, on fait ce que l&apos;on peut, dans une Laguna instable, aussi facile &#xe0; manoeuvrer qu&apos;un char d&apos;assaut dans un Mac Donald, et qui r&#xe9;petait d&apos;une voix synth&#xe9;tique et aga&#xe7;ante : &#xab; vous n&apos;avez pas boucl&#xe9; votre ceinture, vous n&apos;avez pas boucl&#xe9; votre ceinture, vous n&apos;avez pas boucl&#xe9; votre ceinture .... &#xbb;. &lt;br /&gt;Disons-le tout de suite, la baie de Somme, quand on n&apos;a rien &#xe0; foutre des zoziaux, c&apos;est chiant comme la pluie, d&apos;autant que c&apos;est envahi de hordes de vieux, d&#xe9;barqu&#xe9;s d&apos;autocars ou de v&#xe9;hicules personnels, pr&#xe8;s &#xe0; s&apos;extasier devant n&apos;importe quoi et &#xe9;quip&#xe9;s d&apos;accoutrement grotesques de marcheurs chevronn&#xe9;s, avec cannes fa&#xe7;on b&#xe2;tons de ski et sacs &#xe0; dos peu convaincants. Merde, c&apos;est avec notre pognon d&apos;actifs soumis aux d&#xe9;r&#xe9;gulations que ces vieillards se trainent, encombrent et nous emp&#xea;chent d&apos;avancer &#xe0; une allure raisonnable ! Ce fut d&apos;ailleurs la premi&#xe8;re diatribe de B&apos;., reprenant du poil de la b&#xea;te. Malgr&#xe9; le but strictement ludique de ce micro-voyage, la syndicaliste qui sommeille toujours en elle, telle une belette hyperactive et affam&#xe9;e, ne put s&apos;emp&#xea;cher de se choper une grosse col&#xe8;re, sur laquelle je rench&#xe9;rissai en faisant remarquer&amp;nbsp; qu&apos;on nous avait vendu l&apos;allongement de la dur&#xe9;e du travail sous pr&#xe9;texte de malfoutisation de la pyramide des &#xe2;ges sans envisager une seconde de diminuer les cotisations retraites, g&#xe9;rontocratie et sens des opportunit&#xe9;s &#xe9;lectorales obligent. Mais je suis pas ici pour parler de cela ...&lt;br /&gt;Or donc, la baie de Somme, c&apos;est chiant, et rapidement nous f&#xfb;mes confront&#xe9;s &#xe0; un cruel dilemme : soit piquer plein nord, aller &#xe0; Berck visiter les ex-sanas et tenter d&apos;y d&#xe9;couvrir les caves d&#xe9;sormais scell&#xe9;es o&#xf9; sont entass&#xe9;s les squelettes des pensionnaires un peu trop r&#xe9;tifs &#xe0; la discipline, soit nous &#xe9;chapper vers le sud, vers le 7-6, car j&apos;ai omis de le dire, le picard est fier et ombrageux, en d&apos;autres mots aimable comme une porte de prison, tentant de battre le catalan sur son propre terrain. Ce fut donc Le Tr&#xe9;port, au hasard, simplement parce que la distance &#xe0; parcourir &#xe9;tait grotesquement d&#xe9;risoire. Magie des 25 kms parcourus : un peuple d&apos;aimables proto-normands, &#xe0; l&apos;accent certes nasillard, derniers remparts face au d&#xe9;ferlement picard, d&#xe9;j&#xe0; mis en place par les ducs de Normandie. H&#xf4;tel charmant, truff&#xe9; de sorties de secours donnant dans des jardins potagers o&#xf9; paissaient (c&apos;est le mot) d&apos;&#xe9;normes lapins nains, gros comme des porcelets, et qui tondaient la pelouse avec la minutieuse et l&#xe9;gendaire concentration de ces animaux &#xe0; grandes oreilles. Siestes, siestes, nuits outrageusement prolong&#xe9;es, sexe enfin satisfaisant, loin de la pression toute brigbrotherienne que fait peser sur nous la pr&#xe9;sence du monstre et ses possibles r&#xe9;veils intempestifs. En dehors de cela, glandouille assum&#xe9;e sur les falaises, gaufres nutella-chantilly, grosse bouse au cin&#xe9;ma local, machines &#xe0; sous en compagnie des m&#xe9;m&#xe9;s, et dents du fond qui baignent au restaurant. Car, des confins de la Normandie jusqu&apos;&#xe0; la fronti&#xe8;re Belge - et au del&#xe0;, r&#xe8;gne en ma&#xee;tresse une redoutable sp&#xe9;cialit&#xe9; gastronomique : la FRITE. Qui plombe le foie au bout d&apos;un certain temps, et vous fait le visage constell&#xe9; de petits boutons inesth&#xe9;tiques. A tel point que le dernier soir, j&apos;ai commis un &#xe9;cart et me suis envoy&#xe9; une fondue normande, c.a.d une pomme d&#xe9;coup&#xe9;e en tranches fines et recouverte d&apos;un demi camembert fondu (avec un soup&#xe7;on de calva). Tr&#xe8;s bon, et &#xe9;tonnamment fin, dans cette station baln&#xe9;aire soumise au go&#xfb;t d&#xe9;testable des touristes en vagues inlassables ...&lt;br /&gt;La prochaine fois, ce sera le tour des autres grands-parents, malgr&#xe9; leur &#xe2;ge avanc&#xe9;, le rapt de leur plus petite voiture, et grosso modo, Etretat comme destination lointaine ...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 28 Sep 2009 20:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Lada</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/20/15133592.html</link><category>Tout venant</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/20/15133592.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/15133592/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/20/15133592.html</guid><description>&lt;p&gt;Lire des romans russes sur l&apos;&#xe9;poque brejnevienne et post-brejnevienne est toujours &#xe9;ducatif, quoiqu&apos;un peu lassant au bout d&apos;un moment. Je parle non pas des romans &#xe9;crits ces derni&#xe8;res ann&#xe9;es qui ont un fort relent d&apos;opportunisme, mais de ceux con&#xe7;us durant cette p&#xe9;riode et gard&#xe9;s au fond d&apos;un tiroir en attendant des jours meilleurs. Toujours la m&#xea;me histoire : peuple de qu&#xe9;mandeurs, d&#xe9;cr&#xe9;pitude morale, feignantise g&#xe9;n&#xe9;ralis&#xe9;e, alcoolisme, n&#xe9;potisme, corruption &#xe0; tous les &#xe9;tages ... Au final, tout se r&#xe9;soud dans l&apos;&#xe9;touffemement des moindres v&#xe9;ll&#xe9;it&#xe9;s d&apos;initiative individuelle et de la perte du sens de la propri&#xe9;t&#xe9; priv&#xe9;e ... Gna gna gna ... Mais, &#xe0; vrai dire, le plus frappant r&#xe9;side dans - justement - l&apos;absence de diff&#xe9;rences avec la situation &#xe0; l&apos;ouest (&#xe0; l&apos;&#xe9;poque et de nos jours) ou plut&#xf4;t dans le fait qu&apos;il s&apos;agit d&apos;une diff&#xe9;rence de degr&#xe9; plut&#xf4;t que de nature, comme si les r&#xe9;gimes post-staliniens n&apos;avaient &#xe9;t&#xe9; que des caricatures de nos propres r&#xe9;gimes, dont les traits auraient &#xe9;t&#xe9; simplement plus marqu&#xe9;s - comme dans toute caricature. Au moins en ce qui concerne le n&#xe9;potisme, la corruption, l&apos;irresponsabilit&#xe9; tous azimuts et la promotion des plus veules. &lt;br /&gt;Il y a 20 ans de cela, du temps o&#xf9; je voulais d&#xe9;j&#xe0; marquer ma diff&#xe9;rence - et que je n&apos;avais que fort peu de liquidit&#xe9;s, j&apos;avais achet&#xe9; une Lada d&apos;occasion. Vous connaissez la plaisanterie : Quelle est la diff&#xe9;rence entre le sida et une Lada. R&#xe9;ponse : essaie un peu de refiler une Lada ! Bref, c&apos;&#xe9;tait une merde mont&#xe9;e sur 4 roues comme je ne pensais pas qu&apos;il pouvait en sortir d&apos;une cha&#xee;ne d&apos;assemblage. J&apos;avais comme coll&#xe8;gue un juif russe pass&#xe9; par Isra&#xeb;l avant d&apos;&#xe9;chouer je ne sais pourquoi en France et qui m&apos;avait sinc&#xe8;rement plaint en m&apos;expliquant les choses suivantes : Il ne faut pas acheter une Lada construite soit en d&#xe9;but de mois, soit en fin de mois. En d&#xe9;but de mois, parce que les ouvriers s&apos;&#xe9;tant soul&#xe9; la gueule avec leur paie ne travaillent que peu et mal. En fin de mois, parce qu&apos;ils attendent la paie, en ont plein le cul et se les roulent en esp&#xe9;rant que les machines bosseront toutes seules. Le m&#xea;me sch&#xe9;ma pouvait s&apos;appliquer aux week-ends et aux jours f&#xe9;ri&#xe9;s. En r&#xe9;sum&#xe9; : mieux valait n&apos;acheter que des Lada construites un des deux mercredi du milieu du mois.&lt;br /&gt;De surcro&#xee;t, les ouvriers en question avait eu au moins quelqu&apos;un de leur famille qui &#xe9;tait all&#xe9; au camp pour &#xab; sabotage &#xbb; quand ils n&apos;y &#xe9;taient pas all&#xe9;s eux-m&#xea;me. Dans ces conditions, les contrema&#xee;tres et autres petits chefs pouvaient toujours essayer de les menacer, ils s&apos;en battaient fermement les couilles - que risquaient-ils donc de pire dans les ann&#xe9;es 70 et post&#xe9;rieures ? A l&apos;ouest, en moyenne, on a continu&#xe9; &#xe0; respecter la hi&#xe9;rarchie - sans m&#xea;me parler du peloton croissant de veaux du tertiaire pour qui l&apos;id&#xe9;e m&#xea;me de protestation n&apos;a tout simplement pas de sens. &lt;br /&gt;D&apos;accord, au final, c&apos;est l&apos;Ouest qui a gagn&#xe9;. Mais ce n&apos;est que la premi&#xe8;re mi-temps ...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 20 Sep 2009 11:25:00 GMT</pubDate></item><item><title>Fragments de la mauvaise humeur</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/01/14916444.html</link><category>En vrac</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/01/14916444.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14916444/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/09/01/14916444.html</guid><description>&lt;p&gt;Le proc&#xe9;d&#xe9; est simple : il suffit d&apos;entourer la grenade d&apos;un ruban de chatterton au niveau de la cuill&#xe8;re, d&apos;enlever la goupille puis de la plonger dans un flacon de t&#xe9;r&#xe9;benthine, par exemple. On place ensuite ce dernier pr&#xe8;s d&apos;un endroit strat&#xe9;gique (tableau &#xe9;lectrique, f&#xfb;ts de mati&#xe8;res inflammables, salle machine, etc). Au bout de quelques heures, le solvant a compl&#xe8;tement dissout l&apos;adh&#xe9;sif et la cuill&#xe8;re peut se lib&#xe9;rer, armant la fus&#xe9;e de retard. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des flics se sont faits mitraill&#xe9;s &#xe0; l&apos;AK47 (ou &#xe0; l&apos;AK74, peu importe), je ne sais plus o&#xf9; en banlieue. Se procurer un SVD ne doit donc plus &#xea;tre si impossible que cela. M&#xea;me s&apos;il reste bien plus cher &#xe0; l&apos;achat que n&apos;importe quel AK, d&apos;autant qu&apos;il s&apos;agit de march&#xe9; noir. Voir sa sale gueule dans le PSO-1, en plein milieu du r&#xe9;ticule. Juste avant de presser la d&#xe9;tente, couch&#xe9; sur le sol, l&apos;arme bien cal&#xe9;e sur son bipode. Voir LEURS sales gueules &#xe0; tous, leurs centaines de sales gueules satisfaites, 2 secondes avant que la 7.62x54 ne perce un gros trou dans le sac &#xe0; merde qui leur sert de corps. Si Oswald a pu flinguer un Kennedy avec un malheureux Carcano d&#xe9;class&#xe9;, je ne vois pas pourquoi je n&apos;y arriverais pas, moi, avec ce matos de pro. Sans compter qu&apos;&#xe0; pr&#xe8;s d&apos;un kilom&#xe8;tre de distance de la cible, m&#xea;me si la munition est supersonique, les flics, les gardes du corps mettront des plombes avant de comprendre et de r&#xe9;agir. Et je serais loin, pr&#xea;t &#xe0; recommencer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le petit cadre, le petit chef, le petit rien, je l&apos;ai retrouv&#xe9; dans le parking, alors qu&apos;il s&apos;appr&#xea;tait &#xe0; monter dans son Audi. Sale petit pervers dont le potentiel de nuisance est corr&#xe9;l&#xe9; au nombre de petites saloperies qu&apos;il est d&#xe9;sireux de se procurer. Comme une grosse berline allemande et des cours de cheval pour la petite. La r&#xe8;gle num&#xe9;ro un du combat de rue, c&apos;est de mettre l&apos;adversaire hors de combat le plus vite possible. Rien &#xe0; voir avec la branlette des soi-disants sp&#xe9;cialistes en arts martiaux. Non : p&#xe9;ter une rotule, casser un p&#xe9;ron&#xe9; ou un cubitus, d&#xe9;boiter une &#xe9;paule, n&apos;importe quoi qui en enverra au sol le connard chouiner comme un goret ch&#xe2;tr&#xe9;. Ensuite je le finis &#xe0; la barre de fer. Et quand je dis &#xab; finir &#xbb;, ce n&apos;est pas un effet de style : le minus habens m&apos;a reconnu et je n&apos;ai pas envie de passer les 30 prochaines ann&#xe9;es de ma vie en prison &#xe0; cause de cette raclure. Mais il n&apos;y a que lui qui aurait pu m&apos;identifier : les cam&#xe9;ras de vid&#xe9;o-surveillance, je connais leurs emplacements et leurs angles morts. Bisou bisou mon ch&#xe9;ri ! &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 01 Sep 2009 09:02:00 GMT</pubDate></item><item><title>Photo sans intention</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/31/14907557.html</link><category>Bons plans</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/31/14907557.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14907557/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/31/14907557.html</guid><description>&lt;p&gt;Quand on n&apos;a rien &#xe0; faire, il faut s&apos;occuper. L&#xe0;, je m&apos;occupe &#xe0; faire des calculs on ne peut plus inutiles. Parce que je travaille et que je n&apos;en ai pas pr&#xe9;sentement. Et comme je d&#xe9;teste la photographie en tant qu&apos;art ou plut&#xf4;t sa pr&#xe9;tention &#xe0; en &#xea;tre un, j&apos;ai vaguement r&#xe9;fl&#xe9;chi durant le bref laps de temps mar&#xe9;cageux qui pr&#xe9;c&#xe8;de le sommeil pour essayer de faire quelque chose d&apos;un peu plus rigolo dans le genre mais sans appareil photo parce que les appareils photos, c&apos;est lourd, chiant et qu&apos;il faut viser. Je pars de deux pr&#xe9;misses : &lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;C&apos;est le mus&#xe9;e qui fait l&apos;oeuvre et non pas l&apos;inverse. En d&apos;autres termes : accrochez n&apos;importe quoi dans un mus&#xe9;e et vous aurez un parterre extasi&#xe9;. Faites la m&#xea;me chose avec la Joconde dans une chambre de Formule 1 et vous n&apos;aurez jamais que des couples adult&#xe8;res indiff&#xe9;rents &#xe0; la merveille et se besognant l&apos;un l&apos;autre au sein d&apos;effluves douteuses.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Il faut laisser tomber l&apos;intention et s&apos;en remettre au hasard. Dans le cas contraire, vous vous contenterez de recycler sempiternellement les m&#xea;mes clich&#xe9;s (sauf rarissimes exceptions). &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Donc : extrayez al&#xe9;atoirement d&apos;une bande de vid&#xe9;o-surveillance de parking souterrain une dizaine d&apos;images. Agrandissez-les en 4mx3m et exposez le tout. Ca aura de la gueule, croyez-moi. Un rapide calcul montre que de tels agrandissements poss&#xe8;deront des grains d&apos;environ 67 cm (avec une r&#xe9;solution hi-res de 704x576). Ce qui signifie qu&apos;il faudra se reculer de 20 &#xe0; 30 m&#xe8;tres pour parvenir &#xe0; distinguer quoi que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On obtient quelque chose d&apos;&#xe0; la fois hautement conceptuel et d&apos;excessivement &#xe9;crasant (donc sublime) &#xe9;tant donn&#xe9; la taille des agrandissements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul petit probl&#xe8;me : on peut &#xe9;videmment opter pour un syst&#xe8;me totalement al&#xe9;atoire pour extraire les images, et rester ainsi sur une position d&apos;un jans&#xe9;nisme intransigeant. L&apos;ennui, c&apos;est que sur les bandes de video-surveillance des parkings, il n&apos;y a en g&#xe9;n&#xe9;ral rien. Les 10 tirages risquent d&apos;&#xea;tre rigoureusement identiques. Il est possible, alors, de pr&#xe9;s&#xe9;lectionner des s&#xe9;quences plus &amp;quot;exceptionnelles&amp;quot; et d&apos;effectuer l&apos;extraction dessus. Mais on en revient, dans ce cas, &#xe0; la dictature, l&apos;inf&#xe2;me dictature, de l&apos;intention ...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 31 Aug 2009 14:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>Couper les couilles</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/18/14781387.html</link><category>Ma vie qu&apos;elle n&apos;existe pas vraiment</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/18/14781387.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14781387/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/18/14781387.html</guid><description>&lt;p&gt;En quelque sorte, c&apos;est l&apos;id&#xe9;al. J&apos;aurais pu avoir recours &#xe0; une intervention chirurgicale. Comprendre : me couper les couilles ou me les faire couper. Je n&apos;ai pas eu ce courage. Les opiac&#xe9;s, r&#xe9;guli&#xe8;rement absorb&#xe9;s, ont la m&#xea;me fonction. Le tout, c&apos;est la r&#xe9;gularit&#xe9;. Evidemment, hors de question d&apos;embrasser la plus belle fille de la famille. J&apos;ai donc eu droit au laideron, mais je ne m&apos;en plains pas ; facile &#xe0; d&#xe9;florer, facile &#xe0; trouver, facile &#xe0; avaler. Une bouteille de sirop. Deux fois par jour : le matin en me levant et le soir, entre 18 et 20 heures. Probl&#xe8;me : du sirop, donc trop de sucre, donc des boutons plein la gueule. Mais, apr&#xe8;s tout, c&apos;est plut&#xf4;t un avantage ; &#xe7;a aide m&#xea;me. Toute &#xe9;rection est devenue comme un souvenir lointain, vestige, peut-&#xea;tre, d&apos;une vie ant&#xe9;rieure. La mauvaise peau rajoute une petite couche qui ne peut pas nuire. Si l&apos;on couple &#xe7;a avec mon refus de sortir, je ne risque plus rien. Mais il me faut sortir, quand m&#xea;me. Pour manger ou acheter &#xe0;. Les clopes aussi. Acheter &#xe0; manger me tue : avec les chiasses spasmodiques que je me paie - on n&apos;a rien sans rien, je m&apos;&#xe9;tais dit que je n&apos;avais qu&apos;&#xe0; ne plus m&apos;alimenter ou le strict minimum. Mais j&apos;ai faim et que je mange ou pas, je me retrouve toujours sur les chiottes &#xe0; pousser des g&#xe9;missements, les larmes aux yeux, pendant que la merde sort en pulsations irr&#xe9;guli&#xe8;res. Il suffit de boire pour &#xe7;a. Autant manger, alors. J&apos;ai essay&#xe9; aussi de doubler les doses hebdomadaires, sans succ&#xe8;s : dans ce cas, je vomis tripes et boyaux. Sans que les chiasses cessent de toute fa&#xe7;on. Le tout est de sortir au bon moment : une demi-heure &#xe0; une heure apr&#xe8;s l&apos;ingestion. Tout va mieux &#xe0; cet instant : l&apos;ext&#xe9;rieur perd une bonne partie de ses machoires, et je peux tranquillement passer au tabac, au Ed et &#xe0; la pharmacie. Cela ne me prend qu&apos;un quart d&apos;heure grand maximum. Et je peux rentrer chez moi. Rentrer au chaud ou au frais, selon la saison, la bite flasque, relativement guilleret, mais surtout la bite flasque et ce, &#xe9;ternellement ou presque. Tant que je m&apos;en tiens au planning, &#xe0; cette discipline et la r&#xe9;gularit&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 18 Aug 2009 21:34:06 GMT</pubDate></item><item><title>Potlatch</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/08/14682382.html</link><category>Pens&#xe9;es avec la t&#xea;te</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/08/14682382.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14682382/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/08/08/14682382.html</guid><description>&lt;p&gt;Une des rares qualit&#xe9;s du lib&#xe9;ralisme : sa capacit&#xe9; de dissolution, des anciennes solidarit&#xe9;s, des rites &#xe0; bout de souffle, des clanismes perclus de rhumatismes. Il porte en lui cette promesse, certes paradoxale : du pass&#xe9;, faisons table rase. Paradoxale, du fait de ce qu&apos;on pourrait appeler l&apos;aporie du lib&#xe9;ralisme, &#xe0; savoir qu&apos;il est d&#xe9;fendu bec et ongles par des conservateurs, pour ne pas dire des vieux cons. D&apos;une part, il est ind&#xe9;niable que la r&#xe9;volution industrielle et son corpus th&#xe9;orique sous-jacent (ie : le lib&#xe9;ralisme - politique) a fait plus que 10 r&#xe9;volutions d&apos;Octobre pour envoyer l&apos;ancien monde dans les poubelles ou les oubliettes de l&apos;histoire. Il y a &#xe9;videmment encore beaucoup &#xe0; faire, mais je ne suis pas bien certain que grand monde ait vraiment envie d&apos;encore acc&#xe9;l&#xe9;rer le mouvement - mais on y reviendra. D&apos;autre part, il est tout aussi ind&#xe9;niable que nombre de ses partisans sont abonn&#xe9;s au &lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt; ou &#xe0; &lt;em&gt;La tribune&lt;/em&gt;, s&apos;imaginant avec une na&#xef;vet&#xe9; touchante que l&apos;on peut &#xea;tre &#xe0; la fois pour le &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt; sur le plan social et lib&#xe9;ral sur le plan strictement &#xe9;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre Atlantique, on a point&#xe9; ce paradoxe depuis bien longtemps, sans que cela daigne int&#xe9;resser la patrie de l&apos;Intelligentsia (de l&apos;&lt;em&gt;Id&#xe9;e &lt;/em&gt;d&apos;intelligentsia) o&#xf9; nous vivons. Ici, les choses sont simples : le lib&#xe9;ralisme est soit&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Caca, l&apos;horreur absolue sans nuances&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le meilleur des mondes possibles (et sans plus de nuances)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les choses ont un peu chang&#xe9; avec la prise de conscience des s&#xe9;quelles de 68 (des pubards ex-maos, des patrons de presse ex-trotskos, etc ...) et sa vulgarisation (l&apos;image du bobo), mais sans jamais aller jusqu&apos;aux cons&#xe9;quences ultimes du raisonnement, c.a.d que le lib&#xe9;ralisme est le pire (ou le meilleur) destructeur du lien social &#xe0; l&apos;ancienne apr&#xe8;s lequel tout le monde pleurniche (plus ou moins hypocritement) sans d&apos;ailleurs se donner la peine d&apos;en fournir un d&#xe9;but de d&#xe9;finition un tant soit peu substancielle. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&apos;&#xe0; droite, on se lamente sur les incivilit&#xe9;s (de la part des pauvres), de l&apos;&#xe9;go&#xef;sme (toujours chez les pauvres) et de l&apos;esprit de lucre (idem), c&apos;est bien naturel tant il est vrai que Droite et pens&#xe9;e critique (ou pens&#xe9;e tout court) n&apos;ont jamais fait bon m&#xe9;nage. Qu&apos;&#xe0; gauche, on chouine &#xe0; propos de la perte des rep&#xe8;res et autres fadaises, c&apos;est d&#xe9;j&#xe0; un peu plus surprenant (mais pas tant que &#xe7;a, la gauche, desillusionn&#xe9;e, ayant pris une posture telle qu&apos;il lui est d&#xe9;sormais impossible de simplement &lt;em&gt;penser&lt;/em&gt; &#xe0; propos du r&#xe9;el). Bref, tout le monde se lamente, ce qui est &#xe0; mon avis le signe le plus patent d&apos;une trouille bleue devant le futur (je parle bien de &lt;em&gt;trouille&lt;/em&gt;, pas de l&apos;inqui&#xe9;tude on ne peut plus l&#xe9;gitime devant par exemple les menaces environnementales).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Tout aussi paradoxalement, le seul parti politique &#xe0; avoir saisi l&apos;enjeu du probl&#xe8;me est le Front National qui sait que le lib&#xe9;ralisme signifie la fin du monde tel qu&apos;il le fantasme et qui est - logiquement - r&#xe9;actionnaire et non pas conservateur comme la majorit&#xe9; des lib&#xe9;raux. Quand on le taxe de ne pas avoir de programme, c&apos;est un grossier contresens - et, d&apos;ailleurs, depuis quand les autres ont un programme ?]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement, je suis bien content que les dits rep&#xe8;res se barrent en couilles &#xe0; vitesse grand V. Dans le monde ancien, hierarchis&#xe9; &#xe0; outrance, b&#xe9;tonn&#xe9; de certitudes, corset&#xe9; d&apos;us et coutumes assassines, je serais d&#xe9;j&#xe0; mort depuis longtemps. Il n&apos;y a qu&apos;en ce d&#xe9;but de XXI&#xe8;me si&#xe8;cle qu&apos;on peut avoir des nostalgies pour les vies rurales ou embastill&#xe9;es en usine de nos anc&#xea;tres. Il y a encore un si&#xe8;cle, &#xea;tre agriculteur signifiait g&#xe9;n&#xe9;ralement &#xea;tre &#xe0; deux doigts de crever de faim. Sans parler du reste (mortalit&#xe9; infantile, esp&#xe9;rance de vie d&#xe9;risoire, etc ...). Il suffit de lire par exemple des romans d&apos;auteurs prol&#xe9;tariens scandinaves (c.a.d d&apos;authentiques prolos ou paysans) des ann&#xe9;es 1920 pour se rendre compte de ce qu&apos;&#xe9;tait la vie en temps l&#xe0;. Tout ne va pas actuellement dans le meilleur des mondes, mais l&apos;am&#xe9;lioration a &#xe9;t&#xe9; sensible ; il est vrai qu&apos;on ne peut pas tout imputer au lib&#xe9;ralisme lui-m&#xea;me, mais aussi aux luttes ouvri&#xe8;res et syndicales (dont les protagonistes du mauvais c&#xf4;t&#xe9; du manche n&apos;avaient aucune envie de retourner au &lt;em&gt;statu quo ante&lt;/em&gt;). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, ceux qui pleurent la fin du monde ancien (ou plut&#xf4;t sont en nette avance de phase) s&apos;imaginent soit une soci&#xe9;t&#xe9; &#xe0; la Disney, soit qu&apos;ils ne feront pas partie des mis&#xe9;reux, puisqu&apos;eux ont bac+4 minimum (sauf qu&apos;&#xe0; l&apos;&#xe9;poque, ils n&apos;auraient pas d&#xe9;pass&#xe9; la communale). Ce dont on ne se rend pas bien compte, c&apos;est qu&apos;on vit dans une soci&#xe9;t&#xe9; assez surr&#xe9;aliste qui a les moyens de payer plut&#xf4;t d&#xe9;cemment (et parfois presque ind&#xe9;cemment) des gens dont la fonction (ie : le travail) est assez n&#xe9;buleuse, consistant essentiellement en la manipulation de symboles ou des symboles de symboles, symboles assez grossiers de surcro&#xee;t. Evidemment, on pense au pubards, aux marketeux. Mais c&apos;est vrai de la grande majorit&#xe9; des cadres, de la quasi int&#xe9;gralit&#xe9; du minist&#xe8;re de la Culture et d&apos;une grande partie des boulots adminstratifs. En d&apos;autres termes, on vit dans une soci&#xe9;t&#xe9; de potlatch permanent, quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais bien qu&apos;on a souvent oppos&#xe9; les soci&#xe9;t&#xe9;s traditionnelles &#xe0; potlatch (g&#xe9;n&#xe9;reuses et outranci&#xe8;res) &#xe0; nos soci&#xe9;t&#xe9;s &#xe9;go&#xef;stes et calculatrices, mais c&apos;est un pont aux &#xe2;nes, une id&#xe9;e molle (Bataille le premier a dit beaucoup de conneries, comme &#xe0; son habitude, sur le sujet). D&apos;ailleurs, ce n&apos;est de toute fa&#xe7;on pas vraiment le propos : une soci&#xe9;t&#xe9; traditionnelle &#xe0; potlatch en organisait assez rarement (une &#xe0; deux fois par an), ne fut-ce que, n&apos;&#xe9;tant pas fond&#xe9;e sur l&apos;accumulation d&apos;artefacts, il lui fallait un certain temps pour justement en d&#xe9;truire suffisamment au cours d&apos;un potlatch. &lt;br /&gt;Je sais bien aussi que le potlatch est par d&#xe9;finition une d&#xe9;pense ou une dilapidation ostentatoire. Alors que nos dilapidations de ressources sont tout sauf ostentatoires : quel pr&#xe9;sident de la R&#xe9;publique avouerait &#xea;tre &#xe0; la t&#xea;te d&apos;une population de bras cass&#xe9;s dont il ne comprend pas bien lui-m&#xea;me les activit&#xe9;s (&#xe0; commencer par la sienne) ? Pourtant, il y a bien ostentation, puisqu&apos;on ne cesse d&apos;exhiber notre PIB comme un hardeux ses 27 cms ... Alors je parlerais de d&#xe9;pense ostentatoire &lt;em&gt;inconsciente &lt;/em&gt;(au sens freudien), et donc de potlatch inconscient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J&apos;en ai d&#xe9;j&#xe0; parl&#xe9; ici, mais le fonctionnement d&apos;une bureaucratie (et toute entreprise &#xe0; partir d&apos;une certaine taille est une bureaucratie) est un monstreux potlatch qui ne dit pas son nom, un potlatch chaque jour renouvel&#xe9;, puisque le but ultime de toute bureaucratie est de produire toujours plus de bureaucratie, c.a.d de l&apos;inutile fastidieux contre esp&#xe8;ces sonnantes et tr&#xe9;buchantes, &#xe9;videmment sans se poser de question sur son propre fonctionnement. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&apos;on est bien en pr&#xe9;sence d&apos;un potlatch, certes inconscient, mais potlatch quand m&#xea;me ...&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 07 Aug 2009 23:15:00 GMT</pubDate></item><item><title>Contrefa&#xe7;ons</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/07/28/14543659.html</link><category>Pens&#xe9;es avec la t&#xea;te</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/07/28/14543659.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14543659/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/07/28/14543659.html</guid><description>&lt;p&gt;Cette semaine, B&apos;. est revenue de Chine avec une flopp&#xe9;e de machins (exag&#xe9;r&#xe9;ment) flashy dans ses bagages (il faut savoir que les chinois sont les rois du kitsch avec les indiens). Dont un certain nombre de contrefa&#xe7;ons tellement grossi&#xe8;res qu&apos;elles en deviennent kitsch.&lt;br /&gt;Il faut savoir qu&apos;en Chine existent deux sortes de contrefa&#xe7;ons : les &lt;em&gt;faux-faux&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;vrais-faux&lt;/em&gt;. Les &lt;em&gt;faux-faux&lt;/em&gt; sont de simples copies. Les &lt;em&gt;vrais-faux&lt;/em&gt; sont d&apos;authentiques produits fabriqu&#xe9;s sous le manteau : supposons que Nike commande 50000 chaussures &#xe0; l&apos;usine &#xab; temple de Shaolin &#xbb;. Le patron (chinois) en produit 60000, livre les 50000 &#xe0; Nike et les 10000 autres (des &lt;em&gt;vrais-faux&lt;/em&gt;) sur le march&#xe9; gris. &lt;br /&gt;Ceci &#xe9;tant, se pose le probl&#xe8;me de la contrefa&#xe7;on, mais par l&apos;autre bout de la lorgnette : comme je ne suis pas un avocat &#xe0; moiti&#xe9; marron sp&#xe9;cialiste en droit commercial international, toutes les diatribes sur la marque (et son pendant symbolique) me laissent assez froid. Je ne vois pas, par exemple, pourquoi le fait de coller un crocodile sur un t-shirt permet de le vendre 10 fois plus cher que sans (le crocodile). Pour Lacoste, il s&apos;agit d&apos;une rente de situation que rien ne justifie. Le pourcentage de R&amp;amp;D inject&#xe9; l&#xe0;-dedans est nul ou presque. D&apos;autant que le support (le t-shirt) &#xe9;tant achet&#xe9; et/ou fabriqu&#xe9; en Chine, le crocodile aussi, et la fusion des deux encore aussi, tous les discours sur la meilleure qualit&#xe9; des t-shirt Lacoste tombent dans un gouffre abyssal (surtout si l&apos;on songe au cas des &lt;em&gt;vrais-faux&lt;/em&gt;). &lt;br /&gt;Evidemment, il faut, comme moi, penser que seules les activit&#xe9;s socialement utiles ou d&#xe9;veloppant un minimum d&apos;innovation devraient se voir r&#xe9;compens&#xe9;es. Mais, avec le retour d&apos;un imaginaire ant&#xe9;rieur &#xe0; la seconde guerre mondiale, il est normal que les rentes de situation injustifi&#xe9;es soient consid&#xe9;r&#xe9;es comme LE mod&#xe8;le &#xe9;conomique inamovible.&lt;br /&gt;Bref, si l&apos;on est un putain de petit gauchiste de merde comme votre serviteur, on peut se dire que le prix de la contrefa&#xe7;on est le prix &lt;em&gt;r&#xe9;el&lt;/em&gt;. Je ne parle m&#xea;me pas de &lt;em&gt;valeur d&apos;usage&lt;/em&gt; ; je parle de prix &lt;em&gt;raisonnable&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;Sans compter que si l&apos;on diff&#xe9;rencie pas la contrefa&#xe7;on de l&apos;original, pour un prix n fois inf&#xe9;rieur, pourquoi diable acheter l&apos;original ? &lt;br /&gt;Et au final, si les contrefa&#xe7;ons inondent le march&#xe9;, elles d&#xe9;mon&#xe9;tisent l&apos;original, lequel n&apos;a plus de raison d&apos;&#xea;tre copi&#xe9;. A quoi bon acheter des t-shirts &#xe0; crocodile (vrais ou faux) si n&apos;importe quel prolo peut s&apos;en payer une caisse pour moins de 10 euros ? Si l&apos;acquisition d&apos;artefacts &#xab; prestigieux &#xbb; est soumise &#xe0; la loi de la rivalit&#xe9; mim&#xe9;tique, il est logique de penser que cette rivalit&#xe9; ne s&apos;appliquera plus le jour o&#xf9; les artefacts en question auront une valeur nulle ou presque. Ce sera une bonne chose&amp;nbsp; (m&#xea;me si &#xe7;a chiera au niveau du lien social&#xae; et des rep&#xe8;res&#xae;) ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 28 Jul 2009 10:08:00 GMT</pubDate></item><item><title>Lorelei</title><dc:creator>memapa</dc:creator><link>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/07/27/14537763.html</link><category>Les mauvais mauvais films</category><comments>http://memapa.canalblog.com/archives/2009/07/27/14537763.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://memapa.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14537763/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://memapa.canalblog.com/archives/2009/07/27/14537763.html</guid><description>&lt;p&gt;Y. me racontait qu&apos;au Japon, il y avait des mangas antis&#xe9;mites. Ce qui est tr&#xe8;s fort, puisqu&apos;on peut consid&#xe9;rer qu&apos;il n&apos;y a pas de juifs au pays du soleil levant (ou alors les quelques individus qui s&apos;y trouvent ont du &#xea;tre import&#xe9;s par une poign&#xe9;e de syndicats d&apos;initiative pour donner un cachet plus &amp;quot;occidental&amp;quot; &#xe0; l&apos;archipel).&lt;br /&gt;En fait - et depuis peu - j&apos;ai encore mieux.&lt;br /&gt;Jugez plut&#xf4;t : en aout 1945, les japonais re&#xe7;oivent des nazis une arme hyper-secr&#xea;te, &#xe0; savoir une jeune juive d&apos;ascendance japonaise dot&#xe9;e de pouvoir psys sur laquelle ont boss&#xe9; tous les Mengele du pays. Et ils partent - les japonais - pour &#xe9;viter qu&apos;une troisi&#xe8;me bombe atomique ne soit balanc&#xe9;e sur Tokyo, avec Paula dans le r&#xf4;le du sonar de la mort, histoire d&apos;an&#xe9;antir les diverses forces navales US qui pourraient se trouver sur leur chemin. Pour que ce soit un minimum cr&#xe9;dible, Paula se trouve affubl&#xe9;e d&apos;un long nez aquilin (chez les chinois et les japonais, &lt;em&gt;long-nez&lt;/em&gt; = occidental).&lt;br /&gt;Cette merveille s&apos;appelle &lt;em&gt;Lorelei&lt;/em&gt;, et a parait-il &#xe9;t&#xe9; au box-office national en 2005, ce qui ne m&apos;&#xe9;tonne que peu, &#xe9;tant donn&#xe9; qu&apos;elle ruisselle de patriotisme (certes humaniste) et de bons sentiments.&lt;br /&gt;Dire que c&apos;est mauvais rel&#xe8;ve de l&apos;euph&#xe9;misme mutin, malgr&#xe9; les paquets de yens inject&#xe9;s dans la production. Pour commencer, on ne comprend pas tout, &#xe0; croire que le montage a &#xe9;t&#xe9; fait en d&#xe9;pit du bon sens : au bout de 30 minutes de m&#xe9;trage, on apprend qu&apos;une troisi&#xe8;me bombe va &#xea;tre lach&#xe9;e sur Tokyo et tout le monde s&apos;affole et court dans tous les coins. 20 minutes plus tard, on apprend de nouveau qu&apos;une troisi&#xe8;me bombe va &#xea;tre lach&#xe9;e sur Tokyo et tout le monde s&apos;affole et court dans tous les coins. Et c&apos;est tout le temps comme &#xe7;a, d&apos;autant que le sous-titrage est des plus approximatif, ceci pouvant expliquer cela. &lt;br /&gt;En v&#xe9;rit&#xe9;, c&apos;est du portnawak g&#xe9;n&#xe9;ralis&#xe9; du d&#xe9;but jusqu&apos;&#xe0; la fin : d&#xe9;j&#xe0; comment les nazis qui ont sign&#xe9; une capitulation sans condition d&#xe9;but mai 45 ont-ils r&#xe9;ussi &#xe0; envoyer une arme secr&#xea;te au Japon qui n&apos;arrive que 3 mois plus tard ? Comment les japonais font-ils fonctionner &#xe0; l&apos;arrache un sous-marin o&#xf9; tout est &#xe9;crit en allemand (c&apos;est le sous-marin + Paula qui constituent l&apos;arme secr&#xea;te) ? Comment font-ils pour abattre le B-29 porteur de la bombe avec des canons de marine de 203 ? Pourquoi les am&#xe9;ricains sont-ils si mauvais quand il s&apos;agit de les couler ? Pourquoi les CGI qui sont honn&#xea;tes de nuit sont-ils aussi d&#xe9;sesp&#xe9;rants en plein jour ? Pourquoi la bande son est-elle aussi pourrie et donne l&apos;impression d&apos;&#xea;tre pass&#xe9;e &#xe0; travers un filtre passe-bas ? Pourquoi le sous-marin allemand ressemble comme deux gouttes d&apos;eau au &#xab; Surcouf &#xbb;, un sous-marin fran&#xe7;ais d&#xe9;sarm&#xe9; en 1940 (j&apos;en sais des choses, hein ?) ? Pourquoi l&apos;acteur f&#xe9;tiche de K. Kurosawa tourne-t-il dans cette daube ? &lt;br /&gt;Autant de questions qui restent non &#xe9;lucid&#xe9;es ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A noter toutefois que cette id&#xe9;e de la troisi&#xe8;me bombe n&apos;est pas nouvelle : j&apos;avais &#xe9;crit un sc&#xe9;nario sur le sujet il y a 20 ans de cela. 15 ans apr&#xe8;s, j&apos;ai retrouv&#xe9; la m&#xea;me chose dans une BD (de Yann, je crois), avec les m&#xea;mes p&#xe9;rip&#xe9;ties, puisque r&#xe9;cup&#xe9;rer la bombe ne suffit pas, il faut aussi le d&#xe9;tonateur sans quoi elle n&apos;est d&apos;aucune utilit&#xe9;. Et voil&#xe0; que je la retrouve dans ce Z &#xe0; gros budget. Comme quoi il y a du vrai dans ce dicton : &#xab; si vous avez une id&#xe9;e, vous pouvez &#xea;tre s&#xfb;r qu&apos;au moins 10, si ce n&apos;est 100 personnes ont la m&#xea;me quelque part dans le monde &#xbb; .... &lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 27 Jul 2009 19:40:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>