07 juillet 2008

ANPE = SS

Vous savez qu'être sans emploi, c'est mal. Vous volez l'argent de la collectivité. Vous êtes une petite saloperie de parasite et si vous nationalisez les pertes, vous ne privatisez pas les bénéfices. En fait si, mais ce n'est pas comme ça qu'il faut le faire. Alors, à L'ANPE, on a décidé de vous fliquer pour être sûr que vous êtes en train de chercher du taf comme un malade au lieu de dessiner Le naufrage de la Meduse sur l'extrémité de votre gland, opération complexe qui nécessite beaucoup de patience - et donc de temps libre. Sur le... [Lire la suite]
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30 juin 2008

Kiss Cool

J'ai autant le sens du social qu'un lapin celui du carnage. N'empêche que j'ai participé à la première session de street-badmington, nouveau machin estivalo-festif qui a germé dans la tête d'un mien ami. Ca s'est - vous vous en doutez bien - déroulé juste au dessus de boboland, on était trois au début, je me prenais déjà des roustes assez mémorables, puis deux filles se sont pointées, ont mis minable les deux autres mâles et j'ai préféré m'abstenir pour éviter le ridicule. Sans compter que je m'étais niqué le dos, comme quoi être... [Lire la suite]
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25 juin 2008

La vie est bien faite

Il y a des visages qui demeurent tout au fond de notre mémoire mais ne sont jamais évacués, visages entrevus dans des livres, des films ou la rue, visages de filles entraperçues qu'on ne risque pas ou plus de jamais recroiser, fantômes troubles à demi effacés, vagues rêveries, inscriptions érodées jusqu'à en être illisibles. Ce sont des fétiches ou des grigris, même si l'on n'en est pas bien conscient. Si l'on décapait nos souvenirs, si l'on éliminait tout le superflu, le contingent et l'inutile, ne resterait plus que ces images... [Lire la suite]
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21 juin 2008

Coltrane

Dans le temps, je connaissais un contrebassiste, un type immense aux paluches démesurées qui ahanait comme un boeuf en  marquant le tempo.  Il était très impressionnant, grande carcasse d'ours agrippée au manche de son instrument qui oscillait doucement, semblant désespérément  chercher son souffle.Il interprétait indifféremment du jazz ou du Bach, avec un talent surprenant, quoiqu'un peu rustique, primitif, comme celui d'un animal fouisseur surgi à la lumière et frappé par la grâce de la muse. Il me racontait que... [Lire la suite]
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20 juin 2008

Les ailes du massacre (un super titre)

C'est comme n'importe quel film de zombies sauf qu'au lieu de morts-vivants, c'est par des anges que la terre est envahie. Et ils sont très contents. Des anges gardiens, plus exactement. Un pour chaque être humain, même pour les hauts officiers de la junte birmane.Et ça vire vite pénible, parce qu'un ange gardien au quotidien, c'est comme un psy en mode autoreverse, ça n'arrête jamais, ça vous prend par l'épaule, vous sourit sans cesse comme un curé, positive tant et plus qu'au final la nausée vous saisit, et que faire le mal devient... [Lire la suite]
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19 juin 2008

Journée bricolage

Un lever gracieux, couilles fermement grattées, juste avant de me saisir du croissant que mon esclave femelle me tend d'une main languide. Car, les femmes enceintes, je les envoie chez le boulanger à des heures indues pour avoir mon content de lipides dès potron-minet. Elles transpirent, ahanent et soufflent dans l'escalier, mais quelle n'est pas leur joie quand je leur accorde un regard de remerciement depuis ma couche. C'est journée bricolage. Le temps de manger le croissant, de me rouler dans les miettes comme le phacochère dans... [Lire la suite]
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15 juin 2008

La Famille

Une bonne partie du cinéma français adore la famille. Surtout son versant grand public qui abreuve les cochons de payants de comédies douces-amères, lesquelles, en général, prennent prétexte d'une réunion (Noël, décès, vacances quelconques)  pour déployer les jolis sentiments intraclaniques, suintements de fêtes des mères et des grands-mères. Ce qui ravit les apeurés dans le noir de la salle. De vraies valeurs, le sens de l'amitié, du groupe, de la tendresse inconditionnelle - et quand bien même cela n'existe pas toujours.... [Lire la suite]
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12 juin 2008

Cris et soupirs

Voici, pour tous ceux qui apprécient le travail inutile, la première page des mémoires de Jess Franco (éditions Aguilar), que je finirais sans doute par traduire un jour, quand on me donnera de l'argent pour. « Le jour de ma naissance, ma mère n'était pas à la maison. Alors je suis descendu dire à la concierge : Madame Patro, je suis né, je suis un enfant ». Miguel Gila commençait par cette phrase un de ses monologues les plus improbables et les plus surréalistes, mais qui , dans mon cas, est assez proche de la vérité. Bien... [Lire la suite]
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11 juin 2008

Photographiquement

La photo, ça pue. Tout le monde est photographe, maintenant. Comme tout le monde est écrivain (ie : bloggeur). Et, dans un cas comme dans l'autre, les résultats ne sont guère probants. En moyenne. Mais c'est très bien : continuez comme ça. Je m'explique : si (disons) 1% des personnes se livrant à l'une ou à l'autre de ces activités ont du talent, cela fera 10 doués sur un échantillon de 1000 (cas de la culture élitiste) et 1000 sur un échantillon de 100000 (cas de la culture de masse). Comme je ne crois pas un instant que ceux qui... [Lire la suite]
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10 juin 2008

3 en 1

Aujourd'hui 3 films pour le prix d'un seul. Et ça va être rapide, car, quand un film est bon, il n'y a pas grand chose à en dire, parce qu'il est bon. Tout d'abord Sparrow, le dernier Johnnie To. Johnnie To est un grand. Je l'ai déjà dit. Et je confirme. Non seulement, To est grand, mais en plus il se renouvelle. Il n'y a pas un coup de feu échangé dans Sparrow, ni d'ailleurs de mort violente.C'est une comédie sentimentale matinée d'une vague intrigue policière.C'est fluide, léger, élégant. Elégant : voilà le terme qui définit... [Lire la suite]
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