07 mai 2008
Nouvelles du front
Je me suis fait viré. Mais c'est un arrangement à l'amiable. Et j'ai vraiment mauvaise conscience.
Je ne fous rien, j'ai la tête pleine d'avoine, je ne pense plus, je n'ai rien à dire, je ne dis rien, ce n'est pas désagréable, et puis j'en ai un peu marre de jouer au mec super intelligent. Pour ce que ça sert ...
En plus j'ai chopé un virus aux longues canines. Avec au bout du compte une chiasse mémorable, bien pire que la turista de Tlaxcala. Mais l'Ercefuryl est déclassé et j'ai pu en acheter. Quand je pense qu'un pharmacien prétendait que des gens se défonçaient avec.
Sinon le foetus s'est avéré être une fille. J'hésite, comme prénom, entre Pamela, Petula, Cecilia et Rachida Dati.
Et je termine ce (over-)putain de rewriting. Qui semble avoir gavé tout aussi sévèrement M., laquelle m'a fourni un premier jet presque incompréhensible par moments. Je bosse en écoutant le live Swans are dead qui est proprement monstrueux. Aussi puissant que quand je les avais vus en live. En vrai live, je veux dire. Ca donne envie de jouer de la guitare FORT. Et d'avoir deux batteurs. J'ai d'ailleurs un peu du mal à savoir ce que et comment je rewrite avec ce boucan d'enfer. Assez étrangement, un des deux CD est très peu hardcore et s'apparente vaguement aux Virgin Prunes.
J'aimerais bien vous parler de cul, mais avec la bestiole qui a squatté mon duodenum, l'idée même de convulsions emboitées me révulse ou plutôt m'est aussi étrangère qu'un vendeur d'aspirateurs de Pluton. D'ailleurs la prochaine fois, si j'y arrive, ici même, un paquet de réflexions pleines de profondeur inspirées par IMDB.
Rec, c'est pas très bon. Mais méritoire. Donc je n'en dis pas du mal et ajoute que si on jouait un peu plus aux exercices de style dans ce pays, le cinéma autochtone me réduirait moins les cojones en purée (j'ai vu la bande-annonce du film d'exploitation sur mai 68 et j'ai été atterré. Comment peut-on laisser des acteurs jouer aussi mal - entre autres ?). Bref, c'est pas sa faute à Rec. Avec le cahier des charges, pas possible de faire mieux. Un film d'horreur hystérique en vision subjective frontale, c'est impossible à réaliser, ça ne peut pas être crédible. Pas en étant hystérique, c'est ce que les mecs de Blair Witch ont compris. On devrait le savoir depuis Cannibal Holocaust. Mais je salue le courage et la performance de Balaguero et Plaza. Et puis, c'est si bon, les films en espagnol. N'empêche que le seul moyen de le faire, le vrai/faux docu, serait d'utiliser des caméras de video-surveillance. Je l'ai déjà dit, c'est vrai, et n'ai pas toujours trouvé LE truc.
23 mars 2008
Post dominical
Il y a quelque chose de répugnant dans la façon dont nos plus beaux affects se transforment en marchandise. Dont on les transforme, pour être plus exact.
Nous sommes des mammifères et, en tant que tels, plus ou moins programmés pour faire preuve d'une coupable indulgence envers les petits de l'espèce et même ceux d'autres espèces (de mammifères, j'ai assez peu de sympathie pour les mygales nouveaux-nés). C'est du fait de ce para-instinct qu'un chaton tigré peut être considéré comme la bestiole la plus craquante de tout l'univers connu.
Par la bande, la femme enceinte bénéficie aussi de ce capital de sympathie. C'est d'ailleurs un thème assez récurrent de nombre de livres ou de films que la protection de la femme au 7ème mois de sa grossesse par des troupes hétéroclites de vilains barbus mal dégrossis se muant en preux chevaliers (j'ai en tête deux-trois westerns sur lesquels je n'arrive pas à mettre un nom). C'est aussi un des ressorts des Fils de l'homme que je viens de revoir en DVD.
Sauf qu'en l'occurence, il ne s'agit pas d'exploitation, puisque les Fils de l'homme est un bon film (pas transcendant, mais bon), et que l'utilisation de grosses ficelles psychologiques est une constante depuis que l'humain raconte des histoires à d'autres humains (c'est même l'essence du mélo). C'est probablement indispensable au principe d'identification.
Non, ce qui est proprement immonde, c'est la quantité de saloperies innommables que des enculés en marketing déversent sur les femmes dès qu'il ne leur est plus possible de perdre 5 kilos avant l'été en se nourrissant exclusivement de pépins de banane. Dont des magazines genre Elle ciblés baleine.
Déjà, j'aimerais qu'on m'explique pourquoi l'iconographie de la grossesse est toujours aussi foireuse. Pourquoi diable la future maman est-elle toujours photographiée une main sur son bedon, un sourire éthéré aux lèvres et l'air radieux de celle qui est en communication directe avec le Saint-Esprit ? Evidemment, les difficultés à monter les escaliers, les coups de pompes, les nausées, et les séances de vautre devant la télé sous une petite laine sont nettement moins glamour. D'un autre côté, présenter chaque femme enceinte comme un succédané de la Ste Vierge est, outre un foutage de gueule éhonté, une insulte pour la gente féminine. Sans compter que des dynasties de peintres un peu plus talentueux ont immortalisé cette condition depuis le haut moyen-âge, et que ces tirages de photographes cachetonneux sont positivement à gerber.
Mais il y a pire : de pustuleuses crapules fournissent de surcroît des CD de musique jolie pour que le bébé-dans-le-ventre-de-sa-maman puisse bénéficier des ondes supérieurement positives que lui fournissent nos grands compositeurs.
Et quels grands compositeurs ! Chopin, Schumann, Schubert ... Que la crème de la musique d'ascenseur avant même que l'ascenseur ne soit inventé. Mais ne déclenchons pas de polémiques auprès des amateurs de barbe à papa pour piano. La vraie honte provient d'une interprétation lamentable à faire passer un clavier midi pour un monstre de finesse (ce qui donne une version quasi hardcore du très traditionnel Avé Maria de Schubert). J'ai même eu droit à un extrait des Préludes de Debussy, qui faisait tâche parmi les autres nains, et qui m'a fait littéralement sauter au plafond.
Comprenez bien : la femme enceinte est certes radieuse, mais radieuse comme une génisse. La grossesse est le signe patent d'une régression vers l'animalité, en tout cas vers un état qui ne permet en aucun cas de juger de la qualité d'une interprétation. Toute à sa béatitude infra-humaine de bientôt mettre bas, la presque maman laisse ses critères esthétiques sur le paillasson et apprécie n'importe quoi, du moment de c'est gentil et que ça dispense une brume rosâtre alentour.
On ne saurait être plus insultant. Surtout quand c'est à MA femme-enceinte-à-moi qu'on envoie ces merdes.
Sinon, un petit coup de pub pour le dernier Gondry qui est vraiment, mais vraiment sympa - et dont, de toute façon, le pitch d'enfer avait titillé mes neurones. Un petit sorry à S. qui a reçu le sms trop tard (mais ça nous a pris comme une envie de pisser).
Après avoir insulté une bonne partie de la littérature « d'avant-garde », après avoir lu Kathy Acker et Peter Sotos (chez Désordres-Laurence Viallet), après une plongée (heureusement momentanée) dans les douloureux méandres de ma Géhenne personnelle, après quelques commentaires bien sentis, je suis en train de me demander si je ne vais pas mettre en place mon blog-enfer (au sens de la BN). Je vous tiendrais (peut-être) au courant.
20 février 2008
Fermeture avant inventaire
Je vais vous avouer un truc : non content d'écouter de la musique à vriller les oreilles jusqu'au duodenum, je suis aussi un grand fan de Volare (ho ho), Cantare (ho ho ho ho).
La chanson qui rend con, mais merveilleusement con, un peu comme de faire de la luge avec la fille du père Noel sur une piste de glace à la pistache.
Ca fait deux heures que j'essaie de trouver sur le net une partition avec accords (de guitare) histoire de soigner mon départ vers des cieux plus cléments.
Je ne sais pas pourquoi, mais soit j'ai un truc infernal pour piano en 7/4 (en 7/4, je vous demande un peu) avec une progression d'accords (genre LAm augmenté du 1/4 de la moitié de la tierce) que j'estime difficilement compatibles avec le neuneu de la chanson, soit une transposition pour trois voix a capella en 4/4 et 3/4 alternativement. Evidemment pas dans les mêmes tonalités ni d'ailleurs avec exactement les mêmes notes dedans.
Aussi, si quelqu'un a de côté la version pour boeuf à trois accords (majeurs, hein les acccords), il sera le bienvenu. Hé, PJ, je sais que tu les connais, mais que t'as honte de l'avouer. Allez, sois cool ...
Sinon, j'ai encore lu quelque part que les femmes étaient victimes d'un patriarcat oppressant et à mauvaise haleine. Elles ne sont pas simplement traitées comme des citoyen(ne)s de seconde zone. Non, la main griffue de la bête leur a arraché leur altérité ou quelque chose comme ça, j'ai pas tout bien compris, ça oscille sans cesse entre l'Heroic-Fantasy et Lovecraft. C'est plein d'adjectifs qui font froid dans le dos mais sur lesquels on a du mal à mettre une quelconque réalité un peu palpable.
Exemple : La
liberté des femmes a rendu inévitable l'agonie du patriarcat qui, obscurci,
montre son visage le plus féroce en
s'opposant aux femmes par l'intimidation.
En résumé : du fait de la montée en puissance (relative) des femmes dans la sphère socio-économique (et non pas la liberté des femmes), les représentants masculins du/des pouvoir(s) [1] (et non pas le patriarcat) montrent les dents pour tenter de préserver ce qui leur semblent un acquis de toute éternité (et non pas montre son visage le plus féroce - passons sur obscurci qui doit provenir d'un problème de traduction).
Ce genre d'amphigouri me fait toujours penser à Nanni Moretti dans Palombella Rosa (« Mais vous avez vu comment vous parlez !? Mais les mots sont importants ! Les mots sont importants ! » - de mémoire).
Quoi qu'il en soit, je remarque que les prenoms aident à parfaitement distinguer/séparer les petites filles et les petits garçons, bien mieux que Barbie ou GI Joe. Quand on s'appelle Sylvie, on ne s'appelle pas Henri et réciproquement. Si vous cherchez des signes discriminatoires, inutile d'aller plus loin. Bien sûr, il y a des exceptions, j'avais dans cet ordre d'idée un collègue ex-polonais qui se prénommait Maryan. Bien sûr, vous pouvez appeler votre garnement à (encore) petite bite Jean-Marie, mais c'est un peu connoté.
Tenez, au moyen-âge, on ne s'emmerdait pas autant, alors que la situation de la femme n'y était pas des plus reluisantes malgré ce qu'ont pu prétendre des historien(ne)s avides de se faire interviewer par une pigiste de Elle (surtout quand on confond la condition de Marguerite de Navarre et celle de la paysanne du coin) . Ainsi, alors que monsieur se nommait Thomas, madame, elle, était affublé du bien étrange (à nos yeux) Thomasse (comme une des tantes de Du Guesclin).
Oui, bon, je sais, tout ça, c'était juste pour arriver à placer que je connaissais le prénom de la tante du Connétable de France.
Mais j'y suis arrivé et c'est le principal...
[1] un grand merci au petit Michel Foucault de Paris pour son intervention si pertinente
18 février 2008
L'ours et le frigo
J'ai longuement hésité à vous parler de cul. C'est un bon sujet qui,
normalement, émoustille suffisamment l'internaute de passage ou même
l'habitué pour qu'il se sente obligé de laisser ses impressions. Une
petite touche de phallocratie ne nuit d'ailleurs pas,
les-qui-se-sentent-concernées n'hésitant à venir avec véhémence
s'exprimer et les-qui-rigolent-doucement en rajoutant des louchées.
C'est le B-A-BA de l'agit-prop.
Sans compter que ça aurait pu me donner
à peu de frais une aura de connaisseur-collectionneur de la psyché et
autres profondeurs féminines. Et puis ça crée du lien social (entre
hommes). Pas plus tard qu'hier, je fus un peu scié à un raout
d'entendre un jeune homme que j'avais connu gamin me souffler que « la
meuf au fond à droite, elle est vraiment bonne ». Ce qui fout un sacré
coup de vieux (même si, effectivement, elle était bonne - giga-bonne,
pour tout dire).
Mais non.
Comme je ne veux pas non plus trop fayoter nouvel homme, et que par ailleurs certains de mes meilleurs amis sont des femmes (et même des femmes féministes), je ne me sens pas à étaler mon savoir, d'autant que, comme chacun sait, sur le fond, les plus fières de ces amazones sont de pauvres petites choses ne rêvant que d'un body-builder en armure sur un blanc destrier (10 points provoc à découper). Ou pire : d'un bon mari.
La vérité, c'est que je me suis aperçu que je peux raconter n'importe quoi, ça ne m'attire pas plus de public avide de participation et de mes réponses frappées au coin d'une culture millénaire. De toute façon, j'approche rapidement des 400 articles et je pense que je vais prendre un repos bien mérité en maugréant contre ce monde pourri incapable de reconnaitre le talent.
Et donc, ça va plutôt donner dans la tranche de vie.
Alors voilà : je viens de m'apercevoir qu'un ours hiberne dans mon frigo.
Evidemment, je ne l'ai pas ouvert pour vérifier. Pas fou. Mais tout de
même, les indices sont accablants : d'abord toutes les ... comment ça
s'appelle, déjà ? Disons, toutes les étagères, les trucs qui
compartimentent l'intérieur du machin à faire du froid étaient par
terre, ainsi que toute la bouffe qu'elles soutenaient jusqu'alors.
Vous allez me dire : oui, mais pourquoi un ours ? Pourquoi pas un
castor, un diable de Tasmanie, une loutre, un anachorète ou n'importe
quoi d'autre ? Je sais bien que le diable de Tasmanie n'hiberne pas,
mais c'est tout de même un argument de poids. En fait ce qui m'a mis la puce à
l'oreille, ce sont les empreintes caractéristiques sur le sol assez
crado de la cuisine. Ci-joint une photo comme preuve de mes assertions.

Vous êtes bien d'accord qu'il ne peut s'agir d'un cochon d'inde. Et tout connaisseur des plantigrades aura reconnu un membre de la famille Ursus.
Quoi faire ? Appeler les flics ? Paraphraser Lénine ? Manger des kebabs jusqu'à la fin de mes jours ?
J'ai pris ma décision. J'avais déjà envie de me débarrasser de l'objet à faire des glaçons, suite à de malencontreux dégivrages spontanés. L'occasion est trop belle : je soude la porte pour éviter une sortie intempestive suite à un réveil tout aussi intempestif, je commande un nouveau frigo chez Darty, ils embarquent l'ancien (c'est ça le contrat de confiance), et ils se démerderont quand la bestiole voudra fêter le printemps en allant vagabonder dans les stocks.
La prochaine fois, peut-être, je vous expliquerais comment je ne me suis pas disputé ma vie sexuelle, du fait d'une absence de vie sexuelle.
Bisous à tous et toutes.
11 février 2008
Y'a pas de raison
... Que je ne m'y mette pas aussi.
Les teufs, c'est pas spécialement mon truc. Tellement pas qu'en général, j'hésite entre la crise d'angoisse mal jugulée et la fuite sous le moindre prétexte.
Tout ce monde ...
Le monde me fait flipper.
Le monde en tant que lieu d'existence et le monde, au sens des gens.
Normalement, je fais en sorte de me terrer aux toilettes pour me faire oublier et essayer d'extraire de l'hydrocodone d'une solution d'Harpic à 5% (à ne pas faire). Histoire de calmer le jeu.
Ce que fait que trois jours à l'avance je flippe comme un malade à me demander pourquoi je vais encore m'infliger ça, et si je ne ferais pas mieux finalement de rester chez moi à regretter et à me dire que, décidément, je ne suis vraiment qu'une larve qui mérité bien son sort. J'étais d'ailleurs sous ma couette encore une heure avant d'y aller, essayant de me convaincre que ça ne valait pas le coup de me faire du mal.
Je vais arrêter mon petit numéro de goulash tripal, parce que sur le fond, c'est parfaitement indicible, même pour moi. Essayez donc d'expliquer à qui que ce soit que vous avez la phobie des porte-manteaux. Au mieux incompréhension, au pire sourires en coin et soupçon de foutage de gueule.
D'autant que, durant les teufs, on a tout le loisir pour se saouler la gueule, et même l'assentiment de la République. Et que pour se saouler la gueule, rien ne vaut de la musique forte et des gens. Plein. Comme quoi, je suis un mec vraiment compliqué, vous ne vous rendez même pas compte à quel point. J'ai usé 4 analystes comme ça.
Alors, de mon point de vue, c'était pas mal du tout, d'autant que j'ai malencontreusement forcé sur le 40° en bouteille, craignant des bouffées d'horreur qui ont eu le bon gout de rester à la porte.
Ce n'est pas toujours facile de doser (le 40° en bouteille).
Moyennant quoi, je m'aperçois que 70% des personnes visibles sur la galerie de photos me sont absolument inconnues, et que j'ai d'énormes blancs dans la chronologie. Mais vraiment énormes. Je ne sais en particulier pas si je suis resté une ou quatre heures, par exemple. Et si quelques épisodes - très - marquants sont gravés au fer rouge dans ma mémoire (comme on dit chez Dumas père), les transitions sont des plus floues. La dernière en particulier : je me retrouve tout seul dans la pièce du fond (un comble vu la densité de la population) de très mauvaise humeur (pourquoi ? mystère ...). C'est à ce moment là que je décide de me casser (de toute façon, je risque la liquéfaction à brève échéance).
Dehors, c'est comme tous les samedi soirs, je hurle "Taxi, Taxi", pour qu'il revienne, mais rien du tout, tu penses, et je marche loin, avec la démarche aléatoire de celui qui est bien content de ne pas être venu en vélo. Finalement, un cab me prend au passage, nonobstant ma tête de zombie hépatique, puis m'annonce un peu plus tard qu'on est arrivé, me tirant d'un sommeil agité.
Lendemain pénible à geindre, surlendemain nauséeux à contempler huit heures de rang l'écran du PC comme si c'était une araignée répugnante.
Demain, tout ira mieux ...
07 février 2008
Une tranche de vie au Nutella
Plutôt que d'aller bosser comme tout le monde à la Défense où les gens sont moches, les femmes décourageantes et l'environnement poisseux, je justifie mon salaire dans le trou du cul du XIVème arrondissement où les gens sont moches, les femmes décourageantes et l'environnement poisseux. Pour nos amis provinciaux, le XIVème arrondissement de Paris est le seul endroit der Kapital où l'on a l'impression de se retrouver en province. C'est d'ailleurs pour cela qu'on y rencontre autant d'ex-provinciaux qui se lamentent après la qualité de vie qu'ils ont laissé derrière eux. Ex-provinciaux friqués, car sans être la réserve à cadres sup' qu'est le XVème, on n'y habite qu'à la condition expresse de ne pas être un salaud de pauvre (assisté, analphabète et doté d'organes génitaux en perpétuelle ébullition ainsi que me le rappelait ici même un demeuré ayant découvert depuis peu la divinité selon St Walras).
C'est du moins ce que je croyais.
Le fait est, qu'au Framprix, je ne rencontre que des freaks qui semblent sortir d'une soirée bis à la cinémathèque. Je sais bien que le Framprix, c'est pas le summum de la classe, mais je peux vous certifier qu'au Ed de la rue St Dominique, il y a plus de Barbours que dans tout le 9-3. Donc, même chez les hard-discounters, dans les beaux quartiers, y'a que des bourgeoises emperlouzées (bourgeoises, parce que comme chacun sait, la fonction de la femme, c'est de faire les courses quand le mari saute la bonne).
Alors que non.
Au Framprix de la place de Rungis, c'est un festival de Rmistes et/ou de graves traités aux neuroleptiques importés d'ex-URSS (voire d'URSS tout court via un trou de l'espace-temps).
Framprix, où l'on peut acheter des arbres magiques, ces machins odieux que l'on suspendait au rétroviseur de la bagnole dans les années 50, et qui schlinguent plus qu'une armée de footballeurs enfermés dans un placard après le match. Je rêve d'ailleurs d'en acheter un pour me le suspendre autour du cou, histoire de lancer un move et d'avoir une place assise dans le RER. Ou bien d'organiser des soirées à thème ou des bals costumés. Ou chacun sera tenu de se déguiser en arbre magique (avec les effluves) plutôt qu'en insecte (en insecte, je vous demande un peu).
La semaine prochaine, je vous parle des wombats et des marsupiaux en général. Je viens de voir un documentaire assommant sur le diable de Tasmanie, croisement grotesque entre un castor et un campagnol géant et dont je me demande encore comment il a pu bénéficier du titre assez louangeur de diable.
A part ça, la santé va bien, la traduction est finie et je m'emmerde de plus en plus au boulot.
21 janvier 2008
Varia
Rude week-end à dormir 16 heures par jour et remarquables capacités à la symbiose de ma part : du fait de son état, B'. pionce presque tout le temps. J'en fais autant. Du fait du même état, elle a un sévère ralentissement du transit intestinal. Moi aussi. Le jour où la somatisation sera discipline olympique, je monterai sur le podium les doigts dans nez.
Sommes quand même allés voir Dante 01 de Caro. Pas un bon film, mais à voir néanmoins. Surtout lorsqu'on s'est cogné les deux bandes-annonces franco-franchouillardes, à savoir Paris, avec l'inénarrable Duris qui réussit décidément à rendre risibles tous les personnages qu'il incarne. Et La jeune fille et les loups (ou quelque chose comme ça), machin honteux qui semble avoir été scénarisé et réalisé par un enfant de 10 ans. Bon, le problème de Dante vient de la direction d'acteurs, totalement inexistante. Surtout en ce qui concerne l'asiatique qui doit être la copine de Caro, sinon, je comprends pas. Mais baste : Après tout, il doit être dans le même cas que Jean Rollin qui avouait dans une interview que la direction d'acteur, rien à branler (sic). Lui, Rollin, ce qui l'interesse, c'est de filmer une actrice à peine majeure, nue sur une plage au crépuscule. Ce doit être aussi le cas de Caro. Enfin, je veux dire : la prééminence du visuel sur le reste. Au final, on a tout de même un film de SF français, plus qu'honorable, surtout lorsqu'on considère le budget qui accouche de décors bricolés, mais pas fauchés. D'une certaine esthétique en somme. Un film courageux et ovnique. Je ne regrette pas d'avoir du donner de l'argent pour aller le voir.
De plus, Caro semble avoir viré mystique et met en scène un personnage christique qui m'a donné l'idée d'écrire un synopsis tiré de l'Idiot, mais sans Dostoievski et sans garder le titre, on n'est pas non plus là pour faire du name-dropping.
Lu d'une traite le dernier Cormack Mc Carthy. Un peu trop lyrique à mon gout, comme c'était le cas avec Méridien de sang. En tout état de cause je préférais le précédent. Mais chapeau bas devant un « grand » écrivain qui ose donner dans la série B, en l'espèce le post-nuke, genre phare de la SF, comme il le faisait dans Non, ce pays n'est pas pour le vieil homme (mais, là, c'était le polar qu'il revisitait).
Un des rares auteurs qui me pousse au cul l'espace de quelques minutes. Et qui me fait penser qu'il y a urgence à écrire moi aussi un truc de cette envergure, avant que je ne mesure l'inanité de cette entreprise et l'impossible passage de la division d'honneur à la ligue des champions.
Sur ce, je vais me coucher.
14 janvier 2008
In memoriam Simone de Beauvoir

Le deuxième sexe (version courte)
And now : « news for wombats »
04 janvier 2008
Mots-clefs
Plutôt que de vous livrer mon hall of fame des mots-clefs, comme j'en avais l'intention (et c'est bien dommage, parce que certains, je ne les comprends même pas), je vais plutôt en fournir quelques-uns de façon à faciliter la tâche de mes chers lecteurs amateurs de Video prepuce coulissant, de Recette degoutante qui n existe pas ou de Enfin, toute la vérité sur la prétendue grosse bite des noirs.
Alors, petit ami, choisit un des mots-clefs ci-dessous, sélectionne-le et fait un copier-coller dans ton moteur de recherche préféré. Si tout se passe bien, tu dois retomber sur cette page. Sinon, écrit une lettre de protestation à M. Google.
- vieux sale encule garçon qui pue dans caca
- filles à poil avec des seins
- Mon dieu, pourquoi m'as tu abandonné avec une verge
- Je viens de monter l'escalier
- Tu vas parler, ordure ?
- Sortir par la cheminée de l'hopital
- griffonner la mère du siphon
- bite poilue fesse +chocolat +pistache
- Tarass Boulba existentialisme
- Y'a-t-il quelqu'un pour faire mon devoir de maths à ma place
26 décembre 2007
Question piège
Bon, vous venez de prendre le pouvoir au terme d'une confuse guerre révolutionnaire. C'est vous le maître de la capitale. De toute façon, ailleurs, à la campagne, il n'y a plus que des trous d'obus.
Vous êtes à la tête d'une armée de plus d'un demi million d'EKR (Equivalent Khmer Rouge).
L'ONU a autre chose à penser, tout occupée qu'elle est à réprimander un pays producteur de pétrole.
Vous avez un stock impressionnant de pyjamas noirs à votre disposition.
Quelles sont vraiment les crevures contre-révolutionnaires. Les pires ?
Qui allez-vous envoyez aux champs histoire de se régénérer et de jouer au compost ?