Mémoires d'un apathique

C'est hyper cool et c'est vachement bien !

18 mai 2009

Garden

Après avoir enculé la littérature au numéro précédent (par littérature entendre : ce qu'on nomme littérature moins la somme de tous les livres passés, présents et à venir), je suis resté à me dire qu'écrire les paroles d'une chanson était tout de même bien plus difficile que de pondre un de ces machins pleins de pages et d'encre qui encombrent les rayons des libraires à chaque rentrée scolaire. Ce qui est d'une rare mauvaise foi, puisque c'est tout de même beaucoup moins fatiguant, et j'ai beaucoup de respect pour le travail - surtout inutile. Néanmoins je tentais de poursuivre ma démonstration et puisque j'avais retrouvé The Fall après 10 ans d'infidéliltés, le plus judicieux était de prendre un des textes de M.E.S pour illustrer mon propos.

Très, très mauvaise pioche ...

L'écriture de M.E.S est au moins aussi idiosyncratique que sa musique et probablement plus. En bon français : on n'y comprend rien (et je me demande d'ailleurs bien ce que les anglophones peuvent y comprendre).
Mais je suis un bon petit soldat.
Et vous offre une traduction par-dessus-la-jambe de Garden (Perverted by Language, 1983). Je pense que ça doit pulluler de faux et contre-sens, mais comme personne ne connait l'original (en britton), ce n'est pas très grave ...

Le premier Dieu avait dans son jardin,
Venu du fond, genre chien-chien à sa mémère,
Ce qui se révéla être, après une pirouette,
Un verrat tripode au poil gris-noir.

Regarde un peu ce qui suinte de son stylo, façon purée
Jardin
Jardin

Ce type a été filmé à la télé, il y a au moins 5 ans,
Membre d'un de ces bataillons de danse de la nouvelle génération
Essaie plutôt le Country and Western
Vas-y, danse un peu.

Pas un repas de sauté depuis sa naissance
Pas une nuit blanche depuis le procès
Il avait un exemplaire de "Kingdom of Evil" sous une Histoire de l'Allemagne
Bien suffisant pour se dire désolé

Regarde un peu le bourbier qui suinte de son stylo
Jardin
Jardin

Un tout petit passage dans un énorme contrat, sodomisé sur présomption
Traitre et escroc au passé finalement révélé

[...]

Le second Dieu qui vivait dans les montagnes
Circulant sur des routes illuminées de bleu
avait oublié ce dont les autres essayaient toujours de s'emparer
Il connaissant la malignité du téléphone (x2)
Les cloches sonnèrent le dimanche quand il monta au ciel (x2)

Il est ici
Vraiment ici
Je l'ai vu
Je le jure
Au deuxième étage
Suffit de prendre l'ascenseur tout crado
Il est ici
Vraiment ici
Je l'ai vu
Je le jure

Un juif sur une moto (x8)
Il est ici
Je l'ai vu
Je le jure
Suffit de prendre l'ascenseur tout crado
Un juif sur une moto (x4)


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10 mai 2009

Un peu de théorie

(Et c'est la dernière fois que je me lance dans ce genre de truc, c'est vraiment trop chiant ...)

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02 avril 2009

LRFM

Réalisation d'un court métrage sur les capacités du LRFM (Long Range Fridge Mortar )

- Première séquence : 4 ou 5 officiers de l'armée britannique (du temps de l'occupation en Birmanie) trimballent un frigo énorme de 2 mètres de haut au milieu d'une campagne luxuriante (façon Normandie). On peut filmer en accéléré à la manière de Benny Hill, pas tant parce que j'aime Benny Hill, mais parce que voir des mecs se coltiner un frigo en temps réel est un peu fastidieux.

- Deuxième séquence : les rosbifs amènent le frigo au dessus d'un objet à section rectangulaire posé à même le sol et légèrement incliné vers l'avant. Ils laissent tomber le frigo à l'intérieur : comme tout mortier qui se respecte, ce dernier envoie son projectile à bonne distance dans un fracas assourdissant.

- Troisième séquence : les britishs, arrivés au point d'impact, constatent que le frigo est enfoncé environ au tiers dans le sol, en biais. Ils se congratulent avec force embrassades fort peu britanniques tandis que l'un d'eux mesure la portée du mortier avec un décamètre à enrouleur.

NOTA : étant donné l'intérêt intrinsèque du LRFM, une caméra à obturation ultra-rapide sera dédiée à la poursuite du réfrigérateur lors de sa course dans l'atmosphère.

- Financements : du pognon comme s'il en pleuvait. Outre les traditionnelles aides du CNC, du ministère de la recherche, et de celui de la francophonie à forte valeur ajoutée, seront tout spécialement mis à contribution :

  • Le ministère de la défense (pour d'évidentes raisons)
  • La commission européenne pour l'amitié entre les peuples
  • TF1 (en effet Martin Bouygues est enfermé dans le réfrigérateur et ne sera libéré que contre rançon).

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24 mars 2009

Je suis bêgue

begue

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23 mars 2009

La zapette

zapette_final

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24 septembre 2008

Les muets

http://veridiques.blogspot.com/2008/09/les-muets.html

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20 juin 2008

Les ailes du massacre (un super titre)

C'est comme n'importe quel film de zombies sauf qu'au lieu de morts-vivants, c'est par des anges que la terre est envahie. Et ils sont très contents.
Des anges gardiens, plus exactement. Un pour chaque être humain, même pour les hauts officiers de la junte birmane.
Et ça vire vite pénible, parce qu'un ange gardien au quotidien, c'est comme un psy en mode autoreverse, ça n'arrête jamais, ça vous prend par l'épaule, vous sourit sans cesse comme un curé, positive tant et plus qu'au final la nausée vous saisit, et que faire le mal devient une nécessité incandescente.
Pas le mal ontologique (penseur contre-révolutionnaire inside), soyons clair. Non, des conneries pas méchantes comme teindre le chat en rose ou mettre du piment dans le potage de mère-grand. Mais avec l'autre emplumé toujours sur le dos, pensez-vous, c'est pu' possib', ces choses là.
Il faut agir ! Question de vie ou de mort, de santé mentale.
Alors à la fin, on pompe joyeusement la nuit des morts vivants en montrant des groupes de rednecks en train de flinguer les anges à tout va.

Reste à trouver des péripéties pour meubler la partie centrale ....

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12 juin 2008

Cris et soupirs

Voici, pour tous ceux qui apprécient le travail inutile, la première page des mémoires de Jess Franco (éditions Aguilar), que je finirais sans doute par traduire un jour, quand on me donnera de l'argent pour.

« Le jour de ma naissance, ma mère n'était pas à la maison. Alors je suis descendu dire à la concierge : Madame Patro, je suis né, je suis un enfant ».
Miguel Gila commençait par cette phrase un de ses monologues les plus improbables et les plus surréalistes, mais qui , dans mon cas, est assez proche de la vérité. Bien entendu, ma mère était à la maison. Elle était cubaine, assez petite, jolie et séduisante et, en fait, toujours à la maison. Avec les douze gosses que lui a fait mon père, elle passait sa vie à mettre bas, allaiter et claquer les gamins. Je fus l'avant dernier. Les mauvaises langues, mes tantes cubaines en particulier, assuraient que mon père s'accomodait très bien du statut de la pauvre Lola Mamera, perpétuellement submergée sous sa progéniture, en particulier pour gérer ses liaisons adultérines auxquelles je n'ai jamais cru, le malheureux travaillant comme une bête de somme pour subvenir aux besoins de toute cette marmaille. Mon père était médecin militaire, radiologue pour être précis, et assez bon, d'après ce que j'en sais. Tous les matins, il enfilait son uniforme et partait pour l'hôpital. L'après-midi, il revêtait un habit civil et allait à son cabinet. C'était un franquiste convaincu, d'une honnêteté à la limite de la bêtise et qui, malgré les pénuries - nous étions au début des années 40, ne voulait utiliser que la carte de l'économat militaire et ne ramenait à la maison que la ration journalière de mauvais pain attribuée à chaque soldat.  Certes, ce pain, au début presque noir et assez répugnant, finit, au fil des années, par devenir plus blanc et plus appétissant,  comme un symbole - vacillant et dérisoire - de ce que l'Espagne « allait bien », ou pour mieux dire, de ce que l'Espagne « commençait à renaitre ».

Je ferais juste remarquer que les traducteurs on-line sont dramatiquement mauvais et présentent - en particulier - d'incroyables lacunes au niveau du vocabulaire. La traduction est donc parfois approximative, je m'en excuse.


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10 mai 2008

Cantos

love

Love will tear us apart, Pochette alternative de P. Saville

animaux

Matado por tus perros (Killed by your dogs)

cote

Reversing Potemkine (Ulan-Bator Remix)



mer

Sur la plage abandonnée

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17 mars 2008

Chef, j'ai une idée !

- Chef, chef, j'ai une idée !
- Doucement ... Tu respires lentement par le nez, deux ou trois fois, et ensuite, tu m'expliques calmement.
- J'ai un pitch d'enfer, chef, conceptuel et tout, mais assez racoleur quand même, ça peut être vendeur !
- Mon dieu ... La dernière fois, c'était les nouveaux-nés mutants qui massacrent toute une maternité et j'ai du te rappeler que Larry Cohen l'avait déjà fait ...
- Ok, ok. Mais cette fois, c'est du béton. On va faire un truc façon fiction-reportage, un peu comme Cloverfield, sauf que là, ce sera pour de vrai, pas de plans hyper-bien cadrés de la part d'un mec en train de courir comme un dératé. On fait un reportage sur un type pas bien dans sa tête, un faux reportage, bien sûr, avec des extraits de ses exactions dehors.
- Tu sais, C'est arrivé près de chez vous, c'est sorti depuis un bon moment déjà ...
- Soyez pas si taquin, chef. Effectivement, au niveau de la forme, c'est un peu l'esprit. Ca va rien nous couter : quand on l'interviewe chez lui, y'a quoi ? Un mec à la caméra, un ou deux spots et un ingé-son qui fait perchman par la même occasion. Pour les séquences en pleine action, là, c'est du brutal, son direct de la DV et le cadreur qui court dans tous les coins pour rattraper le gusse. Sans steady, ni même de stabilisateur d'image. Brut. A la rigueur, on peut le faire nous-mêmes, tous les deux, plus c'est crade mieux c'est, le budget va tenir sur un timbre poste.
- Continue, tu m'intéresses ...
- Bon, voilà le pitch : on fait un reportage sur un mec qui s'est aperçu qu'il pouvait frapper les femmes.
- Pardon ?
- Attendez que je vous explique. En résumé, dans sa tête, le type s'est dit que puisque parité et tout ça, typiquement lorsque tu t'engueules avec un automobiliste et SI c'est une femme, y'a pas de raison de la traiter différemment d'un gros con lambda qui te grille la priorité, donc grand coup de manivelle en travers de la gueule. Bon, il s'est aperçu de ça un peu par hasard, il a le sang chaud et un jour, il a mis un pain à une meuf, on verra plus tard pour quelle raison précise. Bref, ça a été une révélation, et depuis, il provoque les engueulades sciemment de façon à les latter.
- Bon, et après ?
- Attendez ... Déjà pour commencer, il ne va pas nous expliquer ça de manière aussi directe, il va atermoyer, noyer le poisson, nous servir des considérations à la fois plus générales, plus grandioses et plus confuses, même si on aura peut-être droit à la scène primitive presque in extenso, à voir. Ce n'est qu'au fur et à mesure qu'on comprend à peu près la psychologie du bonhomme et ses motivations réelles. Ca c'est la partie interview. Dehors, on le filme en train de regarder des bagnoles arrêtées à un feu, repérer que c'est une femme en début de file, puis se jeter en travers de la chaussée au moment où ça passe au vert : engueulade, le ton monte et les pains dans la gueule arrivent. C''est juste un exemple, hein.
- Si je te suis bien, on alterne les plans montrant le mec dérouiller des nanas et ceux où il se prend pour le messie en train de nous expliquer le vrai sens de la vie.
- En gros, oui. Mais ça peut être monstrueux. Déjà, les plans en extérieurs, faut les faire vraiment reportage. Sinon, ça fera chiqué : certains peuvent être pris de loin au zoom tremblé quand le cadreur est caché, les suivants de plus près, serrés, mais bougeant dans tous les coins quand il décide de s'approcher  - en courant c'est mieux, avec le côté bien craspec du voyeur qui capte le sang avant de s'enfuir vite fait. Sans compter que par dessus le son direct (immonde, bien sûr), y'aura la voix du mec en train de commenter, de digresser, etc ...
- Ca me semble un peu léger, quand même ...
- D'abord, c'est qu'un court, chef, pas un long. Ensuite, y'a pas que ça. On va finir par se rendre compte que c'est que la partie émergée de l'iceberg. Qu'en fait, il se fait du blé en acceptant des témoins payants.
- Des témoins ?
- Ouais, ouais ... On finira par voir dans le champ, assez loin, des mecs, toujours les mêmes, voire toujours LE même. Et en mettant ça en corrélation avec ses délires sur nous-les-hommes-brimés et tout le tremblement, on finira par comprendre qu'il leur procure des snuffs softs mais en live. A tel point, que, pendant un tabassage, quelqu'un de notre équipe filmera le témoin avec une DV familiale toute pourrie. Imaginez le tableau : on voit 1) le mec en train de latter une femme, 2) notre cadreur en train de filmer ça avec fébrilité et 3) le témoin hésitant, se rapprochant, n'osant pas trop, reculant, etc ... On monte ça avec nos images - je veux dire, celles du cadreur - et ça donne dans le super grandiose !
- Ah ouais, le fondu peut aussi avoir monté une sorte de club de mecs qui lattent les meufs, tu vois, un peu comme dans Fight club ...
- Non, là, ça risque de virer à la Zèderie Rape and Revenge. Mais dans l'esprit, c'est ça : un film d'exploitation au deuxième degré avec un petit côté transgressif comme alibi.
- Euh, mais juridiquement, ça craint pas un peu de laisser des femmes se faire tabasser ? Non assistance à personne en danger et tout ça ?
- Chef ... Ce seront des actrices. Le mec aussi, ce sera un acteur. Mais l'idée, c'est de filmer ça en pleine rue sans prévenir personne pour recueillir les réactions des badauds. Ca peut être un peu chaud, mais je pense que ça vaut le coup. Le tout, c'est de décaniller avant que les flics ne se pointent.
- Bon, tu me gardes ça sous le coude, faut que j'en discute avec mes investisseurs biélorusses. Tu crois pas qu'on pourrait inclure des scènes de torture, aussi ?
- Chef ...

Posté par memapa à 18:45 - créations créatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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