15 avril 2009
No sex at work
J’ai toujours pensé (et même quand j’étais petit) que la « libération de la femme » avait été un truc inventé par les mecs pour tringler encore plus. Toujours plus social-victims que leurs homologues masculins (et ça n’a pas beaucoup changé), elles ne pouvaient que jouer les garages à bites sous peine de passer pour de totales has-been. Evidemment, à l’époque, les dindes qui sévissaient dans Marie-Claire et dans Elle applaudissaient des deux mains et prenaient des vessies pour des projecteurs de DCA (ça n’a pas non plus beaucoup changé).
Plusieurs décennies se écoulées depuis et je ne peux que constater une certaine désillusion chez mes consoeurs, du moins chez celles qui ont un goût réel pour le sexe. A les entendre, ce n’est pas drôle tous les jours de se faire enfiler par de grosses brelles maladroites ou qui tiennent La bite pour les nuls dans une main pendant les préliminaires.
J’ai connu une jolie femme de 40 ans, avec 300 amants au compteur et qui n’en gardait aucun souvenir impérissable ; plutôt un sentiment de fatigue, de temps gaspillé et d’avoir bradé son corps et sa personne.
Les « femmes libérées » auraient-elles été victimes d’une forme de néo-phallocratie ? A mon avis, oui. D’autant que dans 80% des cas, passée la trentaine, elles se cherchent un mec. Le pire, c’est que ça commence souvent dès la vingtaine.
En plus, comme dans le cas de 68, il faut bien voir que la dite « libération » n’a touché qu’une fraction de la population (ceux et celles qui allaient devenir les ABOMINABLES bobos), et que de la même façon qu’une manifestation monstre s’était déroulée en soutien au général de Gaulle après les évènements, bon nombre de femmes en sont restées à une conception très 1930 des rapports hommes-femmes (tout en bénéficiant - fort heureusement – d’avancées réelles : droit à l’avortement, possibilité d’indépendance financière, etc).
Je vais prendre un exemple : au boulot, il y UNE fille. Une seule. C’est toujours comme ça en informatique. Pas vraiment jolie, mais avec un certain charme. Mal fagotée et dotée d’une mise en plis comme ma maman n’ose plus les faire, on sent bien que d’ici 10 ans, elle se sera transformé en mémère. D’autant que son but dans la vie est de se trouver un géniteur au plus vite et de rentrer dans le moule.
Je vais aussi vous étonner : je peux être charmant sous mes dehors de doberman atrabilaire et constipé. Mes yeux passent en position Cocker empathique et ma voix se fait plus douce. Et je peux compatir avec une certaine plausibilité aux malheurs de la demoiselle (ie : elle ne se trouve pas de mec).
- (Moi) Je suppose que tu veux quelqu’un de sérieux. Un mari. Quelqu’un avec qui tu auras des enfants ?
- (Elle, surprise) Evidemment !
- Pourquoi, évidemment ? Tu pourrais … euh …
- Je pourrais quoi ?
- Ben, je sais pas moi. Juste quelqu’un pour passer la nuit.
- ….
- (je sens que ça va se terminer là, d’autant qu’elle me regarde comme si je venais de poser mes roustons sur la table qui nous sépare).
- Ca m’intéresse pas ce genre de truc
- Ah bon … Mais je croyais que maintenant les femmes …
- C’est des trucs que se racontent les mecs, c’est tout
- (Calmons le jeu) D’accord, d’accord … On va juste faire une hypothèse. Imagine que tu rencontres un homme sur lequel tu flashes, mais qui ne veux pas ou ne peux se marier, pour une raison ou pour une autre. Tu fais quoi ?
- Rien, je fais rien. Pour qui tu me prends ?
- C’est juste une hypothèse. Ca m’intéresse de savoir. Tu fais rien, alors ? Même s’il est évident qu’il est attiré par toi ?
- Non, je pourrais pas (long silence) les rares fois où ça m’est arrivé j’ai eu l’impression d’avoir été trahie ou utilisée. Alors, c’est terminé.
(J’ai bien envisagé de lui demander si elle compensait par une forme de masturbation et laquelle, mais je me suis dit que ce serait pousser le bouchon un peu loin. Elle m’a regardé d’un air bizarre pendant quelques jours et puis tout est rentré dans l’ordre).
01 avril 2009
Y'a plus de bobos
B' doit - de l'extérieur - être cataloguée bobo et donc s'attirer les foudres de Marianne et autres supporters du pays réel cher à Charles Maurras. Non seulement, elle habite dans le quartier Montorgueil, mais en plus elle vote vert (pire : elle est Grande Electrice vert !), est végétarienne et considère qu'élever son enfant, c'est bien, mais que cela n'implique pas nécessairement de rester enfermée toute la journée dans l'odeur des couches pleines de merde (désormais parfumées carotte, poireau, potimarron, etc. depuis le passage à une alimentation plus solide).
Comme en plus elle dit les mots « bite » et « couille » et qu'elle pisse à la raie des quequettes anémiées comme Zemmour (et c'est pas facile pour une fille de pisser à la raie de quelqu'un), on est saisi d'une crainte millénaire en songeant qu'elle et ses semblables font trembler la société et ses invariants (hu hu hu !) sur ses bases.
Pouf pouf.
Bref, tout ça pour dire que samedi matin, après m'être honteusement levé sur les coups de 12h30, je propose d'aller lui chercher à manger en bas (et pour moi aussi, d'ailleurs) histoire de me faire pardonner. Dans mon esprit, ça consistait à lui ramener une salade. Car les bobos mangent de la salade et non pas de la bonne viande bien dégoûtante de cholestérol qui a fait de notre pays ce phare qu'une humanité mesmérisée par tant de sublime ne cesse d'envier. Ben, en fait, non : « Je voudrais plutôt un kebab sauce blanche » qu'elle a dit. « Avec des frites » qu'elle a ajouté.
Merde alors ...
31 mars 2009
Plan C from outer space
Tenez, samedi j'avais le choix entre acheter La Tribune, Libé (le journal déjà pas terrible et désormais plombé par Laurent Joffrin) et autre chose. C'est autre chose qui a gagné et j'ai dépensé deux euros pour Le plan B. Deux euros, ce n'est pas cher, vous en conviendrez.
Le Plan B est le successeur de PLPL, auquel j'étais abonné, et présente tous les défauts de son prédécesseur, à la puissance 10. C'est ce que j'appelerais le paradoxe de la critique des media : une fois que l'on a expliqué par le menu que tous les journaux, toutes les télés et toutes les radios sont
- Désinformatrices
- Nulles
- Des repaires à grosses brelles
et que les journalistes qui y bossent (et, en particulier, les « têtes d'affiches ») sont
- Des fayots
- Des minus habens
- Des incultes arrogants
tout est dit.
La télé est de la merde ? Ok. L'Express, Le Point, Le Nouvel Obs' ? Ok. N'importe quel quotidien ? Ok. Ce n'est pas moi qui dirai le contraire et, d'ailleurs, j'ai assez glosé sur le sujet.
Mais une fois que c'est dit, il faut cesser et en tirer les conclusions. Et les seules conclusions qu'il y ait à en tirer, c'est simplement d'arrêter de lire ou de regarder les machines à décerveler. C'est ce que je fais depuis une dizaine d'années, et j'ai donc un peu de mal à m'exciter contre ce chancre de nos oligarchies contemporaines, n'étant plus soumis à son influence délétère.
De plus, d'un point de vue stratégique, il faut être cohérent : soit on estime que dénoncer les media peut amener des gens à s'en détourner et ça vire dans ce cas à la propagande sur le long terme. Soit on estime qu'on a déjà fait le plein des réfractaires (c'est mon avis [1]) et il faut arrêter, sans quoi on ne prêche plus que les convertis.
Enfin, dernier effet pervers : sur le fond, ce genre de publication n'existe que par l'objet de sa détestation comme la police n'existe que parce que le crime existe. Et comment vraiment détester ce qui vous fait simplement exister ?
1 Le vrai problème vient de ce que les media sont pour leurs afficionados non pas essentiellement des vecteurs d'information, mais des pôles de connivence au monde, ce qui explique qu'il y ait des journaux de référence, et que les gens puissent sans broncher lire sans cesse le même journal qui, dans ce cas, n'a pour fonction que de réfléchir (au sens d'un miroir) leurs préjugés et les idées molles qui constituent leur vue-du-monde. Dans ces conditions, même la plus pertinente des critiques factuelles est sans effet.
24 mars 2009
Vieux cochon charmant
Station Marx Dormoy : je m'apprête à descendre de la rame et jette un coup d'oeil machinal à un vieux type assis sur une banquette et qui me tourne le dos.
Gros malin ...
Il est en train de mater un journal de cul gay plein de bites tumescentes et de biscottos, mal dissimulé à l'intérieur du "Parisien".
Y'a plus de vieillesse ! Mais, au moins, je n'ai pas perdu ma journée ...
18 mars 2009
La vérité sort de la bouche des mamans
- (B'.) Je suis contente qu'on ait eu une fille. C'est plus facile d'être une fille.
- (Moi, jamais en retard d'un cliché) Ah bon ? Je croyais que c'était l'inverse ...
- Naan ... Une fille a le droit d'être un garçon manqué. Un garçon n'a pas le droit d'être une fille manquée.
- On pense tout de suite qu'il est pédé...
- C'est pas vraiment ça ... En fait, c'est presque pire s'il n'est pas pédé ; il n'entre dans aucune catégorie ...
27 janvier 2009
Dédicace à OK Corral
Un samedi soir ; je ne savais pas trop si je devais y aller ou pas, la gamine dont il fallait s'occuper, tout ça. Mais bon, justement, raison de plus pour sortir. D'autant que j'avais un motif : une fille dédicaçait son livre dans un bar, j'avais envie d'aller dans un bar, et comme je ne l'avais jamais vu en vrai (la fille), ça pouvait satisfaire une curiosité basique pour le même prix. Comme quoi, il ne m'en faut pas beaucoup.
Je ne la sentais pas trop cette affaire. Pas de raison précise, mais un gros malaise commençait à prendre ses aises, plantant ses ongles dans les tendres muqueuses pulmonaires.
Mais j'y suis allé quand même ; ne pas laisser ses démons squatter impunément ; une attitude volontaire et virile dont je sais pourtant que c'est de la connerie en branche. Ca ne rime à rien d'être volontaire quand le renard vous bouffe les entrailles, contrairement à la morale de cette histoire qu'on me racontait lorsque j'étais petit.
Arrivé dans le rade, l'angoisse m'a sauté au visage comme le plus agressif des bébés alien. Trop petit ; trop de monde. C'est cela qui m'avait travaillé ; trop petit, trop de monde ; un burin parfait pour sculpter la claustrophobie dans la masse. Je le savais ; une salle pas plus grande que le salon de B'. ; voilà ce qui m'avait fait hésiter sans que je sois capable de mettre le doigt dessus.
Idéalement, j'aurais du ressortir aussi sec, au lieu de rester tétanisé, le diaphragme malaxé par un début de panique. Mais, justement, je suis resté presque immobile devant le zinc à essayer de reprendre ma respiration ; jusqu'à ce qu'une serveuse métisse me demande ce que je voulais. Une bière. Au débotté, je fais rarement preuve d'originalité.
Heureusement je ne connaissais personne ; je pouvais encore m'éclipser à la fin de la mousse ; à part le patron coiffé d'une casquette (me semble-t-il), mais qui ne regardait pas dans ma direction ; et un type bien plus grand que moi m'abritait sur la gauche. Je n'avais plus qu'à faire en sorte qu'il continue à faire écran, en me déplaçant légèrement au besoin pour le suivre dans ses mouvements.
Bière posée (payée à la commande), porte ouverte, et retour à la maison, à pied, en me maudissant, tout en sachant qu'il aurait été impossible de faire autrement. Tout compris, je n'ai pas été absent plus d'une heure ...
14 décembre 2008
Sexy in winter
L'hiver est froid, long et mal éclairé.
C'est pour toutes ces raisons que les gens pissent à la raie de l'hiver et soupirent après la venue du printemps, des bourgeons et des petites abeilles qui sortent gazouiller dans la nature enfin en joie.
Moi le premier.
D'abord parce que les filles sont emmitouflées dans 6 épaisseurs 50% laine/50% acrylique et qu'il devient impossible de lorgner les fragments de peau qu'elles offrent à la douceur du soleil et au regard ému des hommes.
Ensuite parce que c'est long, froid et mal éclairé.
Mais il y a des compensations. Dans la mode automne-hiver 2008/2009, en l'occurence.
Car cette année, existe un must hyper-sexy. A savoir la jupe courte - pas mini, mais courte - couplée à des collants opaques, en général noirs.
Bien plus excitant qu'un monokini, du fait du jeu et de la distance qui s'instaure. Un peu la différence entre mater un porno et faire l'amour en vrai. Un véritable acte de séduction.
Evidemment, je ne sais pas si elles sont vêtues de la sorte parce qu'elles ont réellement décidé de jouer ce jeu ou - et c'est souvent à craindre, par simple conformisme social et vestimentaire.
Mais, et quelle que soit la réponse, je les en remercie.
D'autant, que contrairement à la mini-jupe d'été, il n'est pas nécessaire d'avoir des jambes sublimes, juste convenablement formées et il est donc possible de faire se retourner sur soi dans la rue les cadres pressés sur le chemin du boulot - une gageure d'ordinaire. Certes, celles qui portent les fesses bien hautes sont avantagées, mais mêmes les petites en deviennent émouvantes, un peu comme cette mèche de cheveux qui retombe sur un oeil au moment où elles vous croisent.
23 octobre 2008
Qu'est-ce que je disais ...
Dans cet article, je parlais de la merveilleuse justice de notre pays (à laquelle évidemment je fais confiance parce que, moi, je ne suis pas un personnage de fiction).
Et sur quoi je tombe ? Sur une dépêche AFP comme quoi un mec a été condamné à 800 euros d'amende parce qu'en substance, il a comparé Sarkozy à une survivance du pétainisme. En langage juridique, ça s'appelle outrage à personne dépositaire d'une autorité publique. En substance, interdit d'insulter un monarque de droit presque divin et ses commensaux. Aux USA, on fait des films et/ou des documentaires sur Bush et/ou le fiasco et/ou les mensonges de la guerre en Irak. On écrit même des livres pour expliquer pourquoi il faut tuer Bush. En France, on a de bons intellectuels, de bons journalistes, de bons écrivains, de bons cinéastes qui savent de quel côté la tartine est beurrée.
Tiens un autre exemple : la très servile Arlette Chabot présente ses excuses au Luxembourg à cause d'un reportage sur les paradis fiscaux dans lequel ce pays été incriminé. Le Premier Ministre du Luxembourg a piqué une grosse colère et a accusé France 2, pourtant bien frileuse, de confondre secret bancaire et évasion fiscale. Alors que c'est un secret de polichinelle, et que le Luxembourg et les îles anglo-normandes sont effectivement les paradis fiscaux d'une UE qui donne des leçons de morale, aux îles Caïmans, par exemple.
Et un dernier exemple : les ouvriers des lignes d'assemblage de Boeing à Seattle sont en grève. Comment nos amis les journalistes présentent la chose ? Non pas en expliquant les raisons de cette grève et - éventuellement, soyons fous - en soulignant la légitimité de la dite grève mais en titrant : La grève à Seattle a plombé le bénéfice trimestriel de Boeing. Tous les titres sur le même sujet sont du même acabit. Résumé : ces enculés de grévistes au lieu d'accepter de nouveaux contrats inacceptables, flinguent un des piliers de l'économie US. Salauds de pauvres !
A un moment où l'on parle d'une nième réforme de l'école, plutôt que de diversifier les programmes ou dieu sait quoi, il serait bon de surtout donner des cours intensifs de flagornerie, dès la 6ème, et pas seulement pour ceux qui se destinent au beau métier de journaliste. C'est en effet une qualité très recherchée, comme tous ceux qui connaissent effectivement le monde du travail (et pas ceux qui font les lois) le savent.
15 octobre 2008
Orwell
Orwell était un type bien. Par exemple, même s'il ne partageait pas du tout les opinions politiques d'un écrivain, il faisait des critiques louangeuses de ses livres si c'était un bon écrivain (Chesterton dans son cas). Il était prêt à défendre la liberté d'opinion même pour ses adversaires, fussent-ils des pro-nazis ou apparentés ou à relever les inepties des gens a priori de son bord. Vertus aujourd'hui disparues, serait-on tenté de dire, mais on va justement y revenir.
Il a tenu une rubrique plus ou moins hebdomadaire dans un journal, Tribune, entre 1943 et 1947, une sorte de billet d'humeur, bien que le terme humeur soit mal choisi. Il y traitait d'à peu près n'importe quel sujet, des plus graves (l'antisémitisme) aux plus (apparemment) frivoles (la longévité des rosiers). Ces chroniques sont rassemblés dans un ouvrage [1], et on ne peut qu'être frappé - du fait de la diversité des thèmes - de sa parenté avec certains blogs (dont le mien - soyons immodeste, il y a bien pire comparaison) ; je ne parle évidemment pas ici des blogs monomaniaques, diaries et autres.
Ce qui est frappant, c'est que des modes de pensée que l'on qualifierait de déplorablement contemporains ne le sont pas du tout et qu'ils existaient déjà dans les années 40, et d'après Orwell, dans certains cas, dès avant 1914. Comme nous sommes dans une époque où tout est censé être inouï de nouveauté et jamais envisagé, le fait de s'apercevoir qu'il n'en est rien met un bémol sévère à notre prétention à l'incroyable et au non comparable de notre présent. Pour ne prendre qu'un seul exemple, les révolutions mentales rendues nécessaires par des chamboulements économiques jamais vus ne se fondent en fait que sur des fantasmes étayés par des théories économiques datant d'à peu près 1830 et régulièrement invalidées depuis sans que cela n'affecte les vrais croyants. L'autre leçon à en tirer c'est qu'avant ce n'était pas mieux, et il est même possible que ce fût pire. L'intelligence n'était pas au pouvoir (ou ne l'était pas davantage), les imbéciles tenaient déjà le haut du pavé et les intellectuels de jadis n'avaient rien à envier à nos contemporains en terme de nullité flagorneuse, ce qui a un côté un peu désespérant, car où se tourner si le passé est calamiteux et le futur douteux pour ne pas dire inquiétant ?
Petit florilège :
- Incompétence des experts, experts évidemment indéboulonnables.
- Vénalité des critiques littéraires.
- Veulerie et nullité des journalistes ; autocensure de la presse.
- Le fait que dès 1914, la technique abolissait les distances et de fait tendait à l'amitié entre les peuples
- Faire le jeu de (ou être l'allié objectif de) : de nos jours employé en général avec l'extrême droite comme repoussoir, à l'époque avec les nazis et/ou les communistes.
- Nunucherie de la presse féminine.
- Avant c'était mieux
- Ennui généré par la poésie et posture ridicule des poètes
- Terrorisme intellectuel
J'en oublie évidemment, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a quelque chose de fascinant dans le fait de s'apercevoir qu'en plus de 50 ans, peu de choses ont changé, du moins au niveau des mentalités. D'une part cela tendrait à prouver qu'il existe une sorte de nature humaine immuable, et cela donnerait raison aux conservateurs de tout poil. D'autre part, ces derniers ne cessent de jouer la petite sonate de la décadence, ce en quoi ils ont évidemment tort (d'après ce qu'on en déduit d'Orwell).
Cette continuité de fond (apparemment invalidée par un constant relooking de pure forme) pourrait s'expliquer par le fait qu'Orwell ne fait pas remonter ses exemples au delà de 1850 en général [2] ; il est possible que depuis l'entrée de l'Europe (et du reste du monde via le colonialisme) dans la société de masse, rien ne change effectivement sur le fond, pour des raisons qu'il serait interessant d'essayer de découvrir.
En résumé, deux choses à retenir :
- Avant c'était pas mieux
- Les vieux cons sont des vieux cons
Bises à tous et toutes.
1 - A ma guise, chez Agone, petite maison d'édition dont on ne dira jamais assez de bien.
2 - Je tiens à préciser que le propos d'Orwell n'est pas de montrer que rien ne change ; c'est moi qui m'en étonne en lisant ce qui travaillait les humains des années 40.
07 octobre 2008
La pétasse Gucci
Pour calmer la louloutte, car la louloutte est une hurleuse, un truc qui marche de temps en temps : lui chanter des chansons tout en la berçant. Comme j'ai passé ma prime enfance enfermé dans une cave à disputer ma maigre pitance à des rats agressifs et colossaux, je n'ai évidemment aucun souvenir de beurceuse à lui chantonner, à la pitchoune. Alors j'improvise des trucs d'un goût douteux, tout en sachant qu'elle n'y comprend pour le moment que pouic aux paroles.
Voici donc (sur un vague air de blues) :
La pétasse Gucci
Un jour, ma jolie, tu seras une pétasse Gucci
Avec des fringues et des lunettes Gucci
Des godasses et des robes Gucci
Et tu monteras dans la Ferrari
du vieux monsieur au dentier parfait
tout lifté, tout refait et tout bronzé (Oh Yeah !)
On peut évidemment remplacer Gucci par n'importe quelle marque de fringues pour pouffe.