Mémoires d'un apathique

C'est hyper cool et c'est vachement bien !

22 février 2009

Possibles

Piégée par l'horreur de ton corps, par cette peau infidèle qui te colle sans te parer, que tu ne veux plus voir, que tu évacues en gardant la tête baissée ou vers le plafond quand tu passes dans la salle de bain ou lorsque tu sors du lit ou plutôt lorsque tu enlèves ce pyjama 3 tailles au dessus pour enfiler les vêtements consacrés pour affronter l'extérieur, piégée donc par cette nausée et ce dégoût, tu restes à regarder des parcelles anodines de ta chair ; cette palmure entre pouce et index, le fin réseau des capillaires à peine apparentes sur le poignet.
Inconcevables : un autre amas d'os et de muscles tressautant au dessus de toi, voire engagé en toi ; des sucions compulsives ou des filets de salive se perdant dans ces replis que tu tentes d'oublier ; le simple contact d'une paume explorant cette géographie frappée d'interdit.
Nul n'a le droit de contempler, même à la dérobée, ce que tu as muré.
Je n'en suis pas là ; et même loin.
Juste fourrer ma tête entre tes cuisses pour y goûter leur fraicheur et leur finesse filigranée, tout particulièrement sur leur versant interne. Pas de langue, aucune extrémité, quelle qu'elle soit, en train de fureter, de chercher à percer la bien faible défense de ta toison presque totalement épilée. Rien à foutre. Juste mon crâne perdu dans le velouté irradiant en cercles concentriques depuis ton pubis. Je scellerai ma bouche au chatterton, je me lierai mes mains dans le dos - ou plutôt tu le feras pour d'évidentes raisons techniques. Je m'aveuglerai, s'il le faut - un foulard fera l'affaire. Et si je ne craignais pas d'être ridicule et amphigourique, je ferai procéder à l'ablation de ces pendeloques génitales, j'attendrai que la cicatrisation soit complètement achevée, que mon nouveau pelvis soit plus doux qu'une chevelure d'un nouveau-né, pour pouvoir m'allonger sur toi sans risque - au sens strict - d'accouplement et que nos deux bassins puissent enfin se trouver - dans une complète obscurité, mais quelle importance ...

Posté par memapa à 16:40 - Ma vie qu'elle n'existe pas vraiment - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


11 février 2009

Quand je dis qu'un film est mauvais, vous pouvez me croire sur parole ...

Et merci à B'. qui m'a « obligé » à regarder ce film jusqu'au bout puisque seules les dernières minutes valent le coup et permettent de comprendre en un instant d'une aveuglante clarté pourquoi il y a plutôt de l'être que du non-être (pour permettre des fins de films comme celles-ci).

(Cette merveilleuse production vient de chez l'indien chez qui j'achète les bonnets 100% acrylique qui chauffent la tête au delà du possible et que je perds avec une belle régularité)

Posté par memapa à 00:12 - Les bons mauvais films - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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