11 avril 2008
No sex last night
Je suis allé revoir No sex last night de Sophie Calle (et de son petit camarade).
Je n'étais pas sûr que j'allais l'aimer de nouveau. 15 ans se sont écoulés.
Je l'ai nécessairement aimé.
J'avais de telles douleurs abdominales. Pour parler crument, je pétais comme un troupeau de ruminants gonflés à l'hélium sur le chemin du ciné. Idem en sortant.
Si, plié en deux de douleur, j'ai pu apprécier le film, c'est qu'il est bon. Un signe patent de qualité.
Pourtant je le reconnais : il a tout a priori pour me révulser. Peinture narcissique des états d'âme d'une névrosée. Aurais-je pu pontifier ici même. Mais on est bien au delà du gratouillis d'humeurs chère au cinéma français made in FEMIS. Bien au delà. Et à vrai dire, je pense que ce film, je l'ai aimé parce :
- C'est en fait du vrai, un work-in-progress fascinant.
- Mis en images à la vidéo-caca en plan posés, façon Chris Marker dans La jetée (dédicace à la fin du générique)
- De plus, et surtout, les deux protagonistes sont plutôt antipathiques, ce qui empêche - à mon sens - toute identification facile et contribue à la prise de distance initiée par les deux points précédents.
Sinon, Sophie Calle n'est vraiment pas très jolie dans le film. Ses photos récentes doivent être bien travaillées.
Non, je ne vous le raconte pas, vous n'avez qu'à allez le voir. Ok, il y a des chances que vous trouviez ça insupportablement chiant.
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