Mémoires d'un apathique

C'est hyper cool et c'est vachement bien !

22 octobre 2007

Présences

Dans les immeubles, en journée, vivent les autres.
Pas des fantômes au sens strict.
Des habitants parallèles.

1

C'est que personne n'emprunte les escaliers, pendant les heures ouvrées. Les humains stricts sont au travail ou devant la télé. Mais pas dans les escaliers. A la rigueur, dans les ascenseurs.

2

La nuit, paradoxalement, on ne les voit pas. Ils se dissolvent dans la lumière électrique trop crue. Il n'y a qu'en journée, avec l'éclairage bancal filtré par les fenêtres à la transparence douteuse, qu'on peut les distinguer, faire le point.

3

Les autres se font le plus discrets possible. Pas le genre à secouer des chaines, à faire chuter les objets, à affoler les populations. Ils ne peuvent être à l'origine des histoires de fantômes ou d'esprits frappeurs.

4

Les autres partagent notre habitat depuis l'aube de l'humanité. Il étaient déjà dans les coins sombres de nos cavernes, dans les bois à moitié défrichés qui entouraient nos villages. S'il y a symbiose, j'ignore quelle est sa nature exacte.

5

Posté par memapa à 00:28 - Ma vie qu'elle n'existe pas vraiment - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Eublah

En même temps même dans les cages d'escalier les plus anodines tu peux éventuellement croiser quelqu'un qui, pour des raions diverses zé variées est en train de de rouler son joint/réduire en poudre dieu sait quelle substance/inhaler le contenu (obscur) d'un sac en plastique. Et ce à peu près n'importe ou avec des probabilités diverses, allant de l'à peu près nul au quasi constant, mais il y a du coup toujours cette angoisse de la cage d'escalier qui fait que même quant tu habites au deuxième l'ascenseur est préférable.

D'ailleurs moi-même il y a environ une heure je me torturais entre le cinquième et le sixième à me demander si je devais ou non attendre que le second occupant de mon appartement ait fini de passer l'aspirateur (??), et puant la bière à grosso modo six mètres, je peux comprendreque la ménagère de moins de cinquante ans et plus de trente répugne à croiser de tels individus dans ce qui devrait être un escalier paisible.

Posté par Deouss, 22 octobre 2007 à 18:30

C'est un argumentaire qui se tient, mais personnellement, je préfère de toute façon prendre l'escalier, parce qu'on moins là, on ne risque pas d'etre coincé avec une personne à l'haleine doutesue (par exemple). Et puis, les escaliers ne tombent pas en panne, eux ...

Posté par memapa, 22 octobre 2007 à 18:57

C'est vrai que dans l'escalier au pire tu risques un croisement de regards gênés de part et/ou d'autre au lieu d'un grandiose tête à tête embarrassant de trente secondes. Avec vague tentative d'engagement de la conversation de la part de la personne "gênante" (moi, ma gueule de jouvenceau et mon haleine de pilier de bar gatégorie poids lourds) histoire d'essayer de faire comprendre que oui j'ai au moins deux fois la limite légale tolérée pour la conduite d'un véhicule MAIS que je peux toutefois éventuellement tenir des propos plus ou mohns sensés. Heureusement que ça n'arrive que deux-trois fois l'an :)

Posté par Deouss, 22 octobre 2007 à 20:01

Mais non, vu que l'un monte et l'autre descend, il n'y a pas de tentative de conversation sans quoi ça casserait le rythme de la progression (surtout pour celui qui monte). C'est pour ça que c'est tout bénéf !

Posté par memapa, 23 octobre 2007 à 00:17

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