07 août 2007
Men at work
En réponse à O. qui a entamé la discussion.
- (O. causing) A-t-on le droit de dire à une femme qu'on a envie de lui bouffer la chatte parce qu'on est subjugué par son intelligence, sa culture, sa présence, en un mot, par sa personne ?
- (Moi baragouining) Comme ça, tout de go ?
- Ben, ouais, sinon je poserais pas la question.
- Elle est mignonne, en plus ?
- Oui, mais c'est pas là le problème. Elle me laisse pantelant comme un con, rien que d'entendre sa voix, je ne peux penser qu'à fourrer ma tête entre ses cuisses.
- Mais ta bite, non ?
- Naaan, pas tout de suite, ce serait un manque de respect.
- Je vois ... (muchas refleccionnes at full speed) ... je dirais que, dans l'absolu, oui, tu en as parfaitement le droit. Mais ...
- Mais, ça ne se fait pas, c'est ça ?
- Pour être franc, j'en sais rien si ça se fait ou pas. A en croire certains courriers des lectrices, tu peux y aller franco. Personnellement, j'ai quelques doutes. Mais le problème n'est pas là. On est des inhibés ...
- Toi aussi ?
- Comme 80% des mecs. Sauf que je ne me la raconte pas, et encore moins aux autres en me tapant une mousse et en mattant en choeur une mignonne, cuisses à l'air.
- On a bien appris la leçon à l'école, et les tartes dans la gueule à la maison, c'est ça ?
- C'est un bon résumé ...
- Donc faut y mettre les formes, faire le beau, jouer les marrants, mais respectueux quand même. Travaux d'approche obligatoires avec quelques pointes, discretes, mais pas trop. Garder la veste probable à l'esprit, mais encercler le donjon à soi tout seul, l'air de ne pas y toucher, mais pas non plus comme le touriste moyen ...
- Je vois que tu as tout compris. Pourquoi poser la question, alors ?
- Tu pourrais être un tombeur à éventrer les koalas et être de bon conseil ...
- Ben voyons, j'ai qu'à me baisser, je claque des doigts pour me retrouver avec 20 candidates au pompage de zguègue illico ... T'as vu jouer ça où, toi ?
- (...)
- Et puis, c'est la femme de ta vie, au moins potentiellement ou c'est juste pour voir venir jusqu'au lendemain ?
- Putain, j'en sais rien, moi, comme si c'était possible d'avoir une idée claire de ce genre de truc. J'ai juste envie de lui mâcher les poils ...
- C'est une obsession, my dear friend ! je ne suis même pas sûr que ce soit une bonne idée et que ce soit bien perçu.
- Le broute-minou ?
- Tutafè, Herr doktor ! C'est un truc qui provoque parfois des remous ...
- Tu déconnes !?
- Naan ... Elles roulent des mécaniques et vont se raconter ou entre elles que ça les fait kiffer trop grave, mais c'est des tchalefs. Comme les mecs quoi, belle victoire du féminisme, soit dit en passant ...
- Tu m'encourages pas, là ...
- Je vais t'avouer un truc : en matière de drague, de bite et foune, et de filles en général, je suis comme tout le monde, je ne sais rien sur rien. On risque toujours de se retrouver comme un connard, comme un convive à poil lors du bal de l'ambassadeur ... Le reste, c'est de la littérature, des fantasmes pour journaleux en mal de copie, du bovarysme bisexué, des conneries qu'on entend, des conneries qu'on se répète tout seul, mais pour ce qui est de mettre tout ça en pratique ...
- Merci, monsieur plus. Grace à votre thérapie-minute, je me sens un autre homme et mes rapports avec le sexe opposé sont devenus frais et limpides comme l'eau qui descend en cascadant des sources volcaniques.
- Le gourou te donne la solution : démerde-toi ...
- Trop cool ...
Un peu plus tard, j'en discutais avec B'. Enfin, pas vraiment du problème de broute-minou ou même de passage à l'acte, mais de thématiques connexes. Résumé de la jeune demoiselle : Il est toujours préférable pour une fille de se faire passer pour plus conne qu'elle n'est. Ca rassure en face. Avec l'inconvénient majeur de risquer de se cogner des tocards finis ad nauseum. De toute façon, d'après elle, il y a statistiquement autant de connes que de cons, la bétise n'etant pas sexuée. Et alors, que je fais remarquer ? Réponse : tout le monde trouve chaussure à son pied. D'après ce que tu as dit avant, c'est pas tout à fait vrai, si les geuzesses doivent se retrancher 10 points de QI pour ne pas affoler les populations. Pour un coup, c'est vrai, mais pour le père des enfants, pour le sérieux, pour le long terme, on arrive à l'équilibre. Ouais, mais dans ce cas, pourquoi y'a-t-il tellement de couples merdiques ? Parce que les gens sont cons en moyenne, et que passés 3 ans, ça finit par remonter à la surface et les mauvaises raisons se bouffent la gueule.
Merci ma chérie.
Bisous-bisous.
[cut !]