06 août 2007
Hot Fuzz : ça bon !
Je vais me répéter : ma gonzesse à moi tout seul, je vous l'ai déjà dit, elle est canon, elle trouve à redire sur certaines expositions à la Halle St Pierre, elle lit Vygotsky (mais elle est obligée, faut dire), elle est incapable de cuisiner des pâtes à l'eau sans en faire des parpaings, et pour le même prix, elle a bon goût en matière d'humour. Les comédies franchouillardes la navrent, et je la soupçonne de ne rire de mes vannes foireuses que du fait de cette tendresse qu'on éprouve envers un enfant un peu diminué ou un chien avec une patte en moins.
Elle cartonne.
Habile introduction pour vous signaler que Hot Fuzz, nous sommes allé voir (pour causer comme Yoda), et que si vous avez 8 euros à foutre en l'air, gardez-les précieusement pour ce film. Evidemment, il faut aimer l'humour (vraiment) drôle, c.a.d l'humour britannico-scandinave (films vraiment drôles de l'année passée : Hot Fuzz, donc, Le Direktor, et à un degré moindre Severance)
[Attention ce post dépasse les normes européennes en matière d'élitiste, d'arrogance, de mépris et au final de manque d'amour pour nos frères humains.]
Inspiration Monty Pythonesque (le running gag du cygne), et parodie jouissive des bourinades de M. Bay, le film à tout pour plaire, y compris des références (an particulier au niveau du montage épileptique) au cultissime Bad Boys II, un des actioners les plus décérébrés qui soient. A savourer aussi pour la séquence d'intro, gouleyante et qui permet de démarrer à fond de train, le tout avec ce ton pince sans rire que Dieu a (scandaleusement) accordé aux britishs.
Bon, je ne vais pas vous faire l'article pendant 107 ans. Allez voir, Hot Fuzz, c'est bien, c'est drôle et y'a pas Emanuelle Béart.
Dans la foulée, on a continué (en DVD) avec Kriminal, qui semble un rip-off de Danger, Diabolik, mais qui lui est antérieur, donc mauvaise pioche. Sombre histoire incohérente (en italien sous-titrée anglais) d'un génie du crime à tête d'endive et à costume grotesque, ca se laisse regarder quand on est très fatigué tant il semble évident que Lenzi a traité son sujet par dessus la jambe, alternant par exemple les nuit/jour/nuit dans la même séquence.

Là, c'est Kriminal en action avec son costume top gnoufgnouf, qui n'a même pas pour lui d'être discret de nuit étant donné qu'il a tendance à devenir fluorescent en cette circonstance.
Le même sans le costume, et on le regrette bien. Acteur surmotivé, charisme et présence redoutables, le digne prédecesseur de Daniel Auteuil et de 90% des testostéronés du cinéma national.
Sinon, j'ai fait un nasi goreng, pas trop réussi, mais qui a ému B'. par ma capacité 1) à faire à manger 2) à transformer la cuisine en Stalingrad au moment de la redition de von Paulus.
Dernier acte d'un dimanche aussi velu qu'actif : un brain-storming Memapa-B'. pour un épisode télé de Derrick dans le monde merveilleux de l'entreprise ou comment c'est vraiment dur de jouer le métrage comme à la télé. Ben, je peux vous le dire : c'est pas facile d'être nul.
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