13 juillet 2007
Horny girls at Las Americas
Du temps où j'étais un winner de sa race, j'allais à l'étranger pour mon travail. Et pas à Luxembourg ou à Dunkerque, hein ! Non, du vrai étranger où les gens parlent des langues barbares et où le décalage horaire vous fait la tête comme une éponge à tableau noir.
Une fois j'étais au Hilton de Las Americas, à écouter le bruit nocturne de NYC en pensant qu'une ville, la nuit, c'est une bien belle chose, ma foi. En fait, et pour être honnête, j'étais de fait assis sur les chiottes à attendre les cataractes libératrices, lesquelles se faisaient désirer suite à un régime alimentaire essentiellement composé de pastrami. Et je m'ennuyais mollement, jetant de vagues coups d'oeil alentour, espérant me distraire d'un détail pittoresque, ce qui est malheureusement assez rare, même dans des gogues 5 étoiles.
Mais il y a un bon dieu pour les boyaux ensablés : je découvris un vide sanitaire juste à coté de moi dont le panneau d'accès était mal fixé. Je le démontai, et plongeai ma main dans la cavité malgré ma constante terreur de me faire mordre par quelque mygale particulièrement féroce. Et ramenai une série de magazines de cul. Une véritable collection stratifiée : certains des journaux était devenus jaunâtres avec le temps, d'autres ne dataient que de quelques mois. Une communauté implicite de clients s'était formée, chacun d'eux avaient découvert la cachette et, l'un après l'autre, avaient ajouté leur obole sous forme de gros nibards sur cellulose.
Peu de temps après, je fis d'ailleurs don du dernier numéro de Hustler.
Commentaires
Virage psycho-érotique de ce blog
Tu ne précises pas (ô pudeur masculine) quelle autre sorte d'obole pouvait bien avoir collé (irrémédiablement) les pages de ces émouvantes reliques...
Oui, quand j'ai lu ce mot, obole, j'ai eu peur. Les gros nibards sur cellulose m'ont rassuré : tu n'avais pas vendu la miche. Pardon, la mêche.
Quant à mèche, évidemment que ça s'écrit pas comme je l'ai fait. L'émotion, sans doute.
Ah désolé, non ... Dans mon souvenir, les pages se séparaient bien l'une de l'autre. Le room-service devait s'occuper par contre à fond les draps et autres serviettes.
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