Mémoires d'un apathique

C'est hyper cool et c'est vachement bien !

28 avril 2007

Les femmes, c'est pas normal

Chères amies femelles, je vais me foutre de votre gueule. Sans risques, d'ailleurs, puisque je vais vous parler de la collection Harlequin. Harlequin, vous savez, les livres écrits par des transfuges de la Bibliothèque Rose, le style en moins, où des femmes, elles découvrent le prince charmant, se marient et ont beaucoup d'enfants. C'est ce qu'on appelle la Différence : le droit de lire des âneries bétifiantes alors qu'on est grand-mère. Ok, pour les hommes, il y a (ou avait, je ne sais plus) SAS, par exemple. Mais on dira ce qu'on voudra, SAS, c'est autrement mieux écrit. Aneries bétifiantes qui en tout état de cause ne remontent qu'au XIXème siècle occidental, et, que par un tour de passe-passe élémentaire, on a réussi à faire passer pour une composante fondamentale de la « féminité » ...

Bref ...

Ce qui est intéressant dans cette histoire, ce sont les DVD produits par Harlequin que j'ai découverts chez mon soldeur préféré (King-Disc pour ne pas le nommer). Evidemment, j'en ai acheté un. Comme quoi j'ai 5.90 euros à foutre en l'air. Même que ça s'appelle La force d'aimer. Un super titre qui déchire sa mère ...

Alors, comment dire ...

Techniquement, c'est plutôt bien foutu. Un peu mieux qu'une série télé moyenne. Ca met en scène une pauvre fille que la vie a blessé et une sorte d'aventurier avec un brushing siliconné façon coupe playmobil. Avec une vague histoire policière qui sert de pretexte, un peu comme dans un film porno qui essaie de se démarquer du gonzo. Histoire policière qui ne tient absolument pas debout, puisque la scénariste (c'est UNE scénariste, évidemment) se contente d'adapter un chef d'oeuvre de la collection papier et n'a aucune expérience du polar. Mais qui présente l'avantage de rendre l'intrigue un peu moins pénible. Et la fille, elle cause comme dans « Psychologie Magazine », dis-donc ! Comme personne ne parle dans la vrai vie, en somme. Après avoir couché avec le monsieur au terme de 60 minutes palpitantes, elle lui dit : John, je sais que vous avez peur de l'intimité, mais en apprenant à nous connaître mieux, nous parviendrons à une relation plus durable. Texto. Alors que John, il a juste tiré son coup, et aimerait bien que la blondasse, elle dégage (et c'est pour ça qu'il fait un peu la gueule).

Bon, évidemment, à la fin, tout s'arrange, le vilain mufle, il l'épouse, il a plein de pognon, et une grosse voiture qui va vite. Tout baigne. Et moi, les dix dernières minutes, je les ai vues en avance rapide.

Et je me suis tapé aussi toutes les bandes-annonces. Et je peux annoncer à la foule pantelante que ça ratisse large : les héroines ont entre 25 et 45 ans, tout le monde peut se sentir concerné. Et les mecs, c'est tous des types que ma grand-mère qualifiait de « bel homme ». Avec le brushing. Toujours. Des fois, il n'y a même pas d'intrigue-pretexte. Je me demande vraiment qui peut regarder ces épisodes jusqu'au bout ...

Et pour renforcer le phénomène d'identification, les actrices qui jouent les héroïnes sont incroyablement insipides. Raisonnablement bien foutues (ni trop grosses, ni trop petites, ni trop grandes), mais insignifiantes au delà du permis. D'ailleurs, dans La force d'aimer, Sara, qui est une pauvre nunuche un peu coincée, toujours fringuée avec des robes de femme enceinte, se décide à un moment de changer de look. Elle est censée jouer la femme d'un milliardaire. C'est comme ça, c'est le scénario et j'ai la flemme d'en faire le résumé. Et donc, elle se transforme en présentatrice de CNN, avec le tailleur vieux rose et la coupe lionne. Trop la classe ! Enfin l'idée de la classe que se font les lectrices Harlequin ...

Reste tout de même une scène hallucinante : Sara fait une omelette à John. Une fois qu'elle a fini d'éplucher un gros oignon et avoir pleuré toutes les larmes de son corps, elle lui demande si c'est bien à l'oignon qu'il la veut, son omelette. Au cas où. Pour savoir si son épluchage lacrymal, c'était juste pour le plaisir ou un exercice de thérapie quotidienne ...

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25 avril 2007

De l'esprit des lois

Ce qu'il y a de bien et de terriblement démocratique avec la pollution, c'est que plus vous avez de l'argent, plus vous avez le droit de balancer vos saloperies dans la nature. Dans le cas de la pollution visuelle, ce pognon autorise des entreprises secondées par des publicitaires décérébrés de coller un peu partout dans l'espace urbain d'énormes affiches laides et agressives. Les crétins (comme JF Kahn) prétendent que ça rend la ville plus gaie. Un peu comme les merdes de chiens sur les trottoirs. Ca les rend mega-funs, les trottoirs.
Et donc, en vertu du fait que celui qui paie est plus égal que les autres, les couloirs du métro sont littéralement couverts d'affiches ringardes et moches. Il ne me viendrait pas à l'esprit de mettre aux murs de chez moi les « créations » dérisoires des pauvres tâches qui oeuvrent dans la pub et s'imaginent être des sortes d'ersatz d'artistes. Mais dans l'espace public, c'est un devoir civique de se les farcir.
Fort heureusement des gens qui ont des couilles au cul ont retourné le principe et ont décidé de faire de même, et, ce, sans la moindre thune. Bravo les mecs !

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Station de métro Grands Boulevards, Samedi 21 avril vers 18 heures ...

Et comme ils sont vraiment sympas, ils donnent même le mode d'emploi ...

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22 avril 2007

J'ai tout compris !

Il y a un petit moment, je vous ai raconté que je retrouvais des petites culottes (de femmes) chez moi. Et que je ne comprenais pas comment c'était possible.
J'ai l'explication : parfois je reste de nombreux jours chez B'., souvent pour garder les chats quand elle vadrouille à droite à gauche. Et il arrive que je me retrouve à cours de slips propres. Alors, par nécessité, je taxe une des culottes de B'. que je laisse chez moi quand je peux enfin y remettre un sous-vêtement digne de mon sexe.
Voilà : fin du mystère ....

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19 avril 2007

Où conduit le desespoir

J'ai beaucoup travaillé y compris le week-end. Plus de 50 heures en 4 jours.
Alors, j'ai craqué.
Je suis allé voir un film de prison de femmes sur Free.
Je ne savais pas que ça existait encore depuis l'époque héroique des Bruno Mattei et autres.
J'ai un peu honte, mais j'ai aussi des circonstances atténuantes.
Bon, on n' échappe à rien : les lesbiennes sadiques, les scènes de douches à la pelle, les "perversions" fatigantes et risibles, les nudités tchécoslovaques de rigueur (bronzées comme tout après 3 ans de geole), les détenues en jupes ras la touffe et débardeurs moulants .... Plus Brigitte Nielsen dans le role de Ilsa chienne de la Mitteleuropa. Du puissant. Et du très chiant aussi.
Seul interet : une poursuite caccochyme entre un Berliet des années 60 et deux Lada 1200.
C'est tellement atterrant que j'ai cru au début qu'il s'agissait d'un porno dont dont on avait retiré les scènes X. Mais non, c'est pas possible. J'ai fait le test une fois : en virant les scènes de cul d'un Dorcel, je suis arrivé à un métrage de moins de 30 minutes. Et là, cette merveilleuse production dure bien son heure et demi.
" Oh oui c'est ça mon américaine adorée, continue " dit Nielsen à une de ses prisonnières qui lui  fait des trucs avec un fouet. Comprenez  qu'il m'a été difficile  de rester jusqu'au bout  ....

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16 avril 2007

Le client

Des fois je ne bosse pas qu'en slip.
C'est dommage.
Par exemple quand faut aller voir le client.
Parce que le client est roi, et que les rois n'aiment pas voir des gens débarquer en slip chez eux. Ce serait lui manquer de respect au client. Mettre une cravate à pois sur une chemise à rayures, c'est pas lui manquer de respect. Mais se gratter les couilles dans un boxer-short, c'est pas cool pour le client. C'est comme ça.
Moi, les clients, ça m'emmerde.
Ils sont cons, ne comprennent rien à rien, donnent leur avis à contre-temps, veulent faire copain (ENLEVE TA MAIN DE MON BRAS !). Ce doit être pour ça que j'ai une dent contre les commerciaux. Eux, c'est comme la fleur sous l'ondée quand ils rencontrent un client. Je leur laisse. C'est cool. Ca le détourne de moi, le commercial. Sinon, me faire tchatcher par un commercial, c'est comme jouer au strip-poker avec une mygale.
Alors en sortant de l'entretien avec the customer, le boss, qui est aussi le commercial en chef et pour tout dire le seul commercial, il me dit que je suis vachement bon. Ouais je sais que je suis vachement bon. Mais en général, quand on m'énonce ça, c'est que ce doit être suivi d'un MAIS.
« Pourquoi tu fais tout le temps la gueule devant le client ? ». Je ne peux pas lui répondre : parce que je m'emmerde comme un rat mort, que l'autre branque de par sa nullité même me porte sur le système, et que, en fait, je prends sur moi pour pas le balancer par la fenêtre pour calmer mes nerfs. Mon etat d'esprit dans ces moments là, c'est un peu comme si on m'avait enfermé dans un cagibi avec l'intégrale Chantal Goya en boucle. Et à fond.

Alors je biaise, oui, mais non, mal à la tête, le fisc m'a rattrapé, Don Corleone a mis ma tête a prix, tout ça. Et que sur le fond, si j'ai choisi de travailler en slip à la cave, c'est justement pour ne plus me farcir les golios qu'on essaie de racketter. Mais étrangement, dans le monde merveilleux du travail, on ne peut pas dire les choses simples comme ça. Et encore moins simplement ...

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13 avril 2007

De la fierté d'être fier

Ce qu'il y a de bien avec les programmes électoraux (voir épisode précédent), c'est qu'ils me mettent le nez sur certaines considérations malodorantes de mes concitoyens. Comme la fierté ou la non-fierté d'être français. Problématique dont je me tape avec une rare constance. D'abord parce que j'ai toujours considéré que le fait d'être né en France de parents français (pur français de souche, quoi) était le produit du plus hasardeux des hasards. Et une chance assez notoire : j'aurais pu voir le jour dans un de ces pays subsahariens où l'on crève encore scandaleusement de faim en 2007.

Evidemment, le fait d'être français me met à la tête d'une masse assez considérable de mythes plus ou moins fondateurs qui hantent l'histoire du pays. Que je ne peux évacuer d'un claquement de doigt ou par un exercice de la volonté (et pourquoi d'ailleurs ?). Alors, oui, j'ai une admiration sans borne pour certains personnages du passé (les quelques justes qu'on peut voir dans Le chagrin et la pitié), ou un rapport ambigü et intrigué (Jeanne d'Arc). Mais je peux aussi vouer à certains d'entre eux une indéfectible exécration (M. Thiers que j'enverrais volontiers parcourir les 7 cercles de l'Enfer avec un varan affamé enfoncé dans le cul). Il y a donc à prendre et à laisser. Ce qui serait d'ailleurs aussi le cas si j'étais anglais, espagnol ou danois. Ce qui m'évite :

  • Le délire réactif et hors d'âge (La France, mère des arts et des lettres illuminant le monde, par exemple)
  • Le ressentiment douteux (l'auto-dénigrement laborieux à propos la traite négrière, autre exemple)

De plus, faire de la fierté d'être quelque chose une plate-forme identitaire, voire électorale, me parait relever d'une mentalité de colonisé. Aujourd'hui on est fier d'être gay, noir (en Occident) ou femme. C'est à dire qu'on est membre d'une minorité auto-proclamée et victime supposée. Sans pouvoir effectif, mais réclamant au moins un statut basé sur le fait d'être fier d'être ce quelque chose. Quand on est maître du monde comme les USA, on peut être fier d'être américain, mais on ne le répète pas à tout bout de champ. On est maitre du monde et quand on a besoin de pétrole, on va latter un pays du Moyen-Orient sans demander son avis à personne. Le besoin de fierté semble être antinomique de la puissance réelle.

Ce qui fait que quand la droite fait de la fierté d'être français un des axes de sa politique, je ne peux être qu'inquiet. Cette fierté n'est pas le signe d'une volonté ou d'un désir de volonté, mais au contraire une position victimaire d'un pays de vieux débris, se réfugiant dans une idéologie de vieux débris, qui se sait hors course, qui se sait rejetté de l'Histoire et qui n'a plus que quelques reflexes réactionnaires pour essayer de ne pas sombrer. D'ailleurs en matière de libéralisme (économique) triomphant et novateur, il suffit d'aller faire un tour en Asie du Sud-Est pour mesurer l'étendue du gouffre. Et prendre conscience aussi des dévastations sociales afférentes. Mais ici, c'est la France : idéologies de vieux pour pays de vieux ....

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10 avril 2007

De l'inégalité parmi les chêvres

Un de mes dadas est d’essayer de montrer à un public stupéfait, voire à des connards patentés, que ceux qui se présentent comme des « réalistes » (de droite pour simplifier) sont en fait de grands délirants devant l’Eternel qui se cessent de se prendre les pieds dans des « valeurs » grumeleuses en totale contradiction avec leur prétention à la maîtrise de la réalité. Par exemple fustiger les 35 heures au nom du « réalisme » économique n’est pas vraiment compatible avec le fait de déclarer que le dit travail est une condition de la liberté et de la dignité [1]. D’un côté on a des données prétendument objectives (les 35 heures ont enlevé 0.5 point au PIB en 6 ans ; valeurs certifiées exactes par tous les experts payés pour donner les bons résultats), et de l’autre un pur délire à moitié psychotique, qui en tout état de cause relève de la subjectivité la plus débridée (en fait, le travail est aliénation ; d’ailleurs dans l’antiquité, le travail était réservé aux esclaves, ce qui prouve à quel point on n’en pensait que du bien niveau dignité et liberté). C’est ce qu’on appelle une « valeur ». Un fantasme vital, dira-t-on, pour rester poli. La « valeur » quand elle est de gauche (disons la fraternité dans les faits, l’égalité, à commencer par l’égalité économique), est évidemment une ânerie et pur produit de songe-creux. La « valeur » quand elle est de droite (au hasard, le prestige de la France dans le monde) ne souffre pas la discussion. C’est du sérieux.

Et donc, pour m’en donner à cœur joie, je me suis tapé le programme (en 15 points) du candidat Sarkozy, histoire d’en extraire quelques perles « valeuristiques ». Et je fus bien déçu. Pas qu’il n’y en ait pas. On a droit, comme je l’ai déjà signalé, aux vertus du travail, ou à la fierté d’être français. Mais sur le fond, rien de vraiment outré ou de franchement comique. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas lu un programme électoral, et j’avais oublié la constante du genre : le côté lisse et foncièrement sympathique. Evidemment, comment ne pas vouloir Mettre fin à l’impuissance publique (Point 1) ou Vaincre le chômage (Point 3) ? Augmenter le pouvoir d’achat (Point 5) ? Comment ne pas vouloir une Démocratie irréprochable (Point 2) ou Répondre à l’urgence du développement durable (Point 7) ? Il faudrait être le dernier des salauds pour refuser tout cela. Et le dernier des salauds, se déclarant en tant que tel, a assez peu de chance d’installer son cul dans le fauteuil du chef des français. Ce qui permet de savourer de merveilleuses histoires de Bambi et Pan-pan comme quoi, s’il était président, M. Sarkozy cesserait d’aider les gouvernements corrompus (Point 15). Quoi faire dès lors des réseaux Foccart en Afrique ? Des tours operators ? Et Total en Birmanie ? Il se casse ?

Alors évidemment on peut pinailler et se dire qu’on ne peut pas

  • d’une part réhabiliter la « valeur » travail (Point 4)
  • de l’autre supprimer les droits de donation et de succession (Point 9)

puisque par définition ce qu’on touche en héritage n’est pas dû au « mérite » de celui qui reçoit (à la rigueur à celui du décédé).

Mais ce n’est pas grave. On a affaire à un « réaliste ». Et de ce fait, la contradiction, se résout miraculeusement d’elle-même, un peu comme chez Hegel. Et d’ailleurs ce point 9 est tout un programme en soi. Ca s’appelle Transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite. Ce qui ne veut rien dire. Car, enfin, comment transmettre des repères ? Hein ? Essayez un peu pour voir … On est en plein délire « valeuristique ». Déjà, le fait que le respect, le mérite et l’autorité soient des valeurs est problématique. Mais en plus, le fait de les transmettre est aussi une valeur en elle-même. Ce qui est du conservatisme à l’état brut. Une définition de. Comment dire ? Que l’autorité, le respect et le mérite soient des valeurs absolues implique en pratique qu’on ne se donne pas la peine d’expliquer pourquoi c’en sont (des valeurs). Ni pourquoi celles-ci et pas d’autres. Puisque ce sont des valeurs. Et la valeur, c’est comme la foi, ça ne se démontre pas. Pas la peine non plus qu’on puisse vérifier empiriquement que le respect des dites valeurs est productif ou au moins cohérent avec les autres objectifs qu’on prétend atteindre.

Quand on est « réaliste », en résumé, on fait mumuse avec des chiffres parce que ça fait sérieux, mais la vraie vérité, c’est que ces chiffres ont été choisis parce qu’ils sont en adéquation avec les valeurs (obsolètes dans le cas de Sarkozy) auxquelles on adhère sans le moindre esprit critique et sans une once de réalisme.

Il fut un temps où la droite française n’était pas la plus bête du monde et savait mettre un bémol à ses « valeurs » quand les circonstances (la « réalité »)  étaient les plus fortes (droit de vote pour tous les hommes, puis pour les femmes par exemple). Maintenant c’est bien fini : crispation sur un passé fantasmé et réaction tous azimuts. Ce n’est pas pour rien que j’appelle volontiers Sarkozy M. Thiers en talonnettes.

1 Point 4 du programme électoral de M. Sarkozy

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06 avril 2007

Tirésias

Un jour qu'Héra lui reprochait une des ses nombreuses infidélités, Zeus, qui ne savait plus comment s'en sortir sans une prise de tête étalée sur 12 jours, lui répondit qu'il était bien normal qu'il multiplie les trempages de biscuit, le plaisir de la femme étant tellement supérieur à celui de l'homme que ce dernier ne pouvait que compenser la qualité par la quantité.

Hera resta un peu sciée. Elle ne l'avait pas venu venir, le Zeus .... Puis évidemment, elle l'accusa d'affabuler, de raconter n'importe quoi pour se justifier. Zeus, qui avait reprit du poil de la bête, convoqua Tirésias.

Tirésias, initialement homme, avait été tranformé en femme, était devenu courtisane, puis était revenu à son état premier. Il confirma les dires de son mari à Héra : « Si le plaisir est composé de 10 parties, la femme en a 9 et l'homme 1 seul ».

Hera furieuse (et probablement frigide) ne supporta cet affront : elle rendit Tirésias aveugle. Zeus, tout Maitre des Dieux qu'il fut, ne pouvait détruire le travail d'un de ses congénères. Il donna alors à Tirésias le don de double vue, et c'est cet oracle qui, plus tard, confondit Oedipe.

La morale de cette histoire, c'est que curieusement, depuis, nombre de femmes ne cessent de trouver leur sexualité problématique et ont une fâcheuse tendance à se tourner vers les prophètes de malheur qui leur expliquent que tout va mal, que le désir est leur némésis, et qu'elles feraient bien d'expier un corps si rétif ....

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04 avril 2007

Ode à la teub

Quand je suis dans mon lit, et pas tout seul, avec l'unique B'., baignant tout deux dans nos sucs mutuels, nous discutons de teub. C'est normal.
Et évidemment comme nous sommes des gens bien, nous ne tchatchons pas tel le lecteur de Max moyen de sa longueur/largeur/fermeté, mais plutôt du fait qu'il doit être assez difficile de faire rimer teub avec quelque chose. No problemo. Je me saisis d'un dictionnaire de rimes et m'aperçois avec une horreur funeste qu'il n'y a tout simplement pas de rime en eub. Ce n'est même pas répertorié (à propos, saviez-vous que meurtre est un mot sans autre rime possible ?).

Et moi qui voulait vous proposer un merveilleux sonnet en teub ....

Pas grave j'essaie à l'approximatif sévère ...

Douce, belle, musculeuse, telle est ma teub
Qui se dresse à chaque fois que passe une fille en reub
ou même en tongs ou jean, car tel est le zeub
fier et droit, de la nuit à l'eube

Avec toi, douce enfant, c'est comme au ciné-club
quand alanguie et nue dans le tub
je te saisis et me connecte au hub
quitte à réveiller tout l'immeub

Toute émue à la vue de tes gleubes
voici la créature, la monstresse, la teub
Qui aime son taf, son boulot, son jeub

C'est pas du rien, du nul, d'la deub
ni une bacille, virus, micreub
c'est juste, eh oui, ma teub

Pas mal, non ? (Oui, je sais, ce ne sont pas exactement les règles du sonnet, mais baste)

Posté par memapa à 00:32 - créations créatives - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 avril 2007

Quand je n'ai rien à dire, je cause quand même ...

Vous recevez certainement un paquet de mails vous enjoignant d'acheter les petites pastilles bleus (Viagra) ou jaunes (Cialys) qui permettent d'avoir un priape à rentre jaloux un percheron en pleine possession de ses moyens. Je peux d'ailleurs vous dire que c'est nul ces trucs là, ça me file juste un gros mal de tête, probablement dû à l'augmentation de la pression artérielle. A la fin de l'hiver j'ai toujours une petite baisse de l'activité de la bite. Enfin, c'est surtout moi qui m'imagine ça. B'. me fait gentiment comprendre que c'est juste dans ma tête tout ça et elle conserve son sourire radieux au terme de ... Vous m'avez compris. Un scoop : le sexe, c'est bien. Surtout avec la femme (l'homme, le chien, le nénuphar suivant les gouts) qu'on aime. N'en déplaise aux cassandres néo-réacs, décalquées sur le modèle te-touche-pas-c'est-sale et il-y-a-quand-même-des-choses-plus-importantes-dans-la-vie. Queneau se moquait déjà de ces crétins outrecuidants et frustrés recuits dans Le Chiendent écrit dans les années 30. C'est dire la nouveauté du discours et sa pertinence. J'ai l'impression que je deviens de plus en plus gauchiste avec l'âge. D'habitude, c'est l'inverse.

Je reçois aussi un paquet de spams brésiliens, dont de sympathiques ... comment dire ? Appelons ça des catalogues de putes, avec photos et spécialités (fellation, sodomie, éjaculation faciale, costume d'infirmière, ...). C'est pas donné d'ailleurs, comme j'ai pu m'en apercevoir en convertissant en euros. Si je vais à Rio (Francis Lopez inside), je saurais quoi faire ; encore que, ne parlant pas le portugais, j'aurais du mal à passer ma commande. Mais le mieux ce sont les prospectus pour suivre des cours de vente en porte à porte dispensés à Brasilia. Ca m'interpelle. Quelque part. On sent que les mecs ont zyeuté le contenu de leurs fichiers d'adresses et ont filtré les destinataires non-lusophones (les emails se terminant en .fr  sont rarement ceux de lusophones).

Oui, je sais, vous vous en foutez. Mais je peux pas vous raconter comment je me suis goinfré une pizza 4 fromages. je suis au régime. B'. trouve que je bedonne. Elle a raison. Merde ....

Posté par memapa à 00:27 - En vrac - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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